‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 9 sur 51 · II. 177-lSO · texte numérisé non relu

II. 177-lSO

Robespierre au Procureur général syndic du département de Seine-et-Oise

l^aris. le l;> juin 1791.

MONSIEl'R.

Les électeurs de Paris viennent de me nommer accusa- 'eur public au tribunal criminel de ce département. Des circonstances impérieuses, puisées dans l'intérêt public, m'ont forcé à accepter cette pénible et importante fonction ; mais le sacrifice auquel elles me conda.mnent ne fait que redoubler les sentiments de reconnaissance et d'attachement que j'ai voués pour ma vie aux citoyens de la ville et du district de Versailles. Je chercherai à justifier la confiance dont ils m'avaient honoré par mon zèle à servir la causo commune dans un poste plus difficile et plus périlleux. Je

vou< pi'ie. Monsieur, de vouhjir bitii Jeur transmettre le témoignage de mon dévouement et de mes regrets.

Robespierre.

(Miiiioircs (le lu Socirtv des i^cicnces morales de Heine-et-Ohe. 184Î). II. p. 176- 177).

Petion à Robespierre vl.") juin 1791)

Vous savez s*ans doute, mon ami. ma nomination (1). J'accepte. Je ne compte pas pour peu de chose de vous avoirpour collègue. Ge qui a fait fuir Duport est ce qui m'attire. Je vous ai cherché à la salle et ne vous ai pas vu. Je voulais aller chez vous, mais je me suis dit : je ne le trouverai pas,^ il ne dîne jamais chez lui. Blizot est substitut et accepte. Portez-vous bien, tout à vous.

Ce mercredi soir. Petion.

(Bil>liotliè(iue de Nantes. — Collection Dugti.st-:Malifeux, ù" 233).

La Municipalité de Toulon à Robespierre (juin 1701)

Elle lui annonce que son civisme et le dévouoineni particulier qu'il a manifesté pour la (iommuue de Toulon, dans plus d'une occasion, ont déterminé le Conseil général à lui décerner le titre de Citoyen de Toulon. « Quel modèle plus parfait pourrions-nous présenter à nos concitoyens i>our se former à l'esprit publie ? »

(Arcii. Coiii. (lo Toulon. Krvdluiioii 1 ). 33. 1" .371 V., d'Hitivs rôtudo citcH' de ^I.

.1. l'AKKS).

(1) IN'tion fut «'•lu Ir 1.'. juin, piv.sidcnt du tiibun.il criniiiicl du 1 X-psutt-riK-nt de )'uiIh, »-n r<ni|>l!><<i>i'nt 'l'' Dupoil <iid, (It^s son ('•Irr-tlon. sivalt donn»'- su dénilsHlon. l'.uzut fut «'-lu substitut le nn'inc Joui- A la pl!u;o do D'AridiY-, (K'ndssionnitirc dans les mrnu's conditions et on ruison de la nomination di- Kobospiinc «•oninii- accusatrur publio. Cf. Etienne Cl>aravay. -ivv, ,,./,/-. ,;..//,.,(/- //. r<iri'^ r,!ui-i7<i1, p iW\ .( sidv.

CORRESPONDANeK DE ROBESPIERRE 115

Van Miest (vonkiste) 1 , à Robespierre (Londres, 2G juin 1791;

A la suite de l'écrasement du parti favorable à la Révolution, Van Miest, qui a dû s'enfuir en Angleterre, engage Robespierre à considérer politiquement la Belgique, « tant que le Pays-Bas sera sous la domination de l'Autriche il sera le centre des ennemis de la constitution ». Il lui offre ses services pour favoriser la revanche du parti républicain m Belgique.

(Papiers inédits. II. 171-174).

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