‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 13 sur 51 · GLI · texte numérisé non relu

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Robespierre à Jérôme Petion

En réponse à un discours écrit de Petion (1) contre lui et la Commune parisienne, à la suite de l'attaque de Louvet, Robespierre en déplorant l'attitude de son ancien ami, rappelait le rôle déterminant des fédérés, des sections, du con-

(1) Discours de Jérôme Petion sur l'accusation intentée contre Maximilien Robespietre (ce discours ne fut pas prononcié). Bûchez et Roux. Histoire Parlementaire, XXI. 98 et suiv. Moniteur XIV, 426-431.

geil général de la Com.miino au 10 août, ramenait à la réalité celui de l'Assemblée Législative qui, d'après Pétion, avait sauvé la France, alors qu'elle avait essayé de sauver la royauté. Il rappelait que Petion avait tout fait pour empêcher rinsurrection : « Vous aviez déjà fait avorter plusieurs fois 1 insurrection commencée, votre prudence ordinaire vous porta à déployer tous vos moyens pour vous y opposer... Le 7 août vous m'entreteniez pendant une heure entière des dangers de l'insurrection, vous disiez qu'il fallait différer jusqu'à ce que l'Assemblée nationale eût prononcé la déchéance du roi, et lui laisser le loisir de discuter cette question avec toute la lenteur poissible. »

Robespierre prend la défense de l'assemblée électorale de Paris et des Jacobins; il repousse iKaccusation de lâcheté, d'être un tlatteur du peuple, d'avoir un caractère sombre et atrabilaire. Il dénonce les menées des Girondins qui veulent régner éternellement, diviser la Cîonvention pour la maîtriser, et qui ont'dicté le discours de Petion. 1,1' termine par un appel à l'union : « Occupons-nous des grands intérêts de la République. Mais tâchons surtout d'en avoir les mœuns et les principes. »

{Lettres de Maxmiilien Rohcx/jimc à ncs commettant H. n" 7, t. I, p. 2Sî) et suiv.)

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