GLU
Deuxième lettre de Maximilien Robespierre, en réponse au second discours de Petion
En réponse au second discours de Petion (1) où celui-ci lui reprochait de l'avoir calomnié et persillé, et rejiouvelait ses attaques contre la (lommune, les Jacobins et l'assemblée électorale, Robespierre constate que Petion reconnaît avoir fait tous S4\s efforts pour empêcher l'insurrection et avoue avoir été gardé à vue chez lui sur sa propre demande. II atlribjie la mauvaise humeur île Petion contre l'assemblée élf'cldr.ilf lit' Pari^ ;iu dépit d(> n'avoir p.-is élé nommé i)re-
O) <V ilolt Atre vralaembltiblemont lu U-ttrc rie PoUon h la Société des JacobInM. Hucht^i et Koux. Ihid., p. 11 3-1 15.
GORRESPONDANGE DE ROBESPIERRE 15*.>
niier député (1(^ Paris. Il romet au point toutes ses affirmations sur son rôle au 10 août, rappelle sa conduite passée à l'égard de Lameth et de La Fayette, et après l'avoir accablé de son mépris il révèle le plan de calomnie et de persécution organisé contre lui par la Gironde.
ilhid., 11° 10, I., p. 433 et suiv.)
GLIII
Robespierre à Vergniaud, Gensonné, Brissot et Guadet (1)
{^onlre les attaques des chefs girondins, il prend la défense de Paris, signale leur attitude équivoque dams le procès du roi : '< Puisque le peuple n'a ni le temps ni les moyens d'exercer le métier de juge, ce que vous proposez c'est un appel du peuple à l'aristocratie, à l'intrigue, aux factions, que sais-je ? au roi de Prusse, ., Le peuple a déjà prononcé deux fois sur Louii^ XVL » Il leur reproche d'avoir empêché de réaliser la répul)li(|U(' par des lois ulih's et une sage constitution et il dénonce \ouv perfidie qui consiste à vouloir toujours l'identifier à Marat, a,h)rs qu'il ne veut être ni Petion ni Marat.
(ihiti., t. II. p. 1 et sulv.)
Dubois de Fosseux à Augustin Robespierre Arras, 7 janvit'r 1793}
Il a rempli la commission qui lui a été donnée, il a reçu le discours de Maximilien Robespierre, il en a proposé la lecture à la séance de la Société et cette lecture a été fort applaudie. Son opinion est aussi que Louis Gapet ne doit pas être renvoyé devant les assemblées primaires, une adresse a été envoyée dans ce sens à la Convention.
(1) Sur ta souveraine tv du peuple et sur leur sysWtne dr l'appel <iu jugement de Louis Capet.
GLV
Robespierre à Danton
15 février 1793
Si dams les seuls malheurs qui puissent ébranler une âme telle que la tienne, la certitude d'avoir un ami tendre et dévoué peut t'offrir quelque consolation, je te la présente. Je t'aime plus que jamais et jusqu'à la mort. Dans ce moment je suis toi-même. Ne fermes point ton cœur aux accens de l'amitié qui ressent toute ta peine. Pleurons ensemble nos amis, et fesons bientôt ressentir les effets de notre douleur profonde aux tirans qui sont les auteurs de nos malheur^; ' publics et de nos malheurs privés. Mon ami, je t'avois adressé ce langage de mon cœur dans la Belgique ; j'aurois déjà été te voir, si je n'avois respecté les premiers momens de ta juste affliction. Embrasse ton ami.
Robespierre (1).
(Collection d'autographes Alfred Morrison. — B. N. Réserve. G. 11. 11, t. X,
GLVI Augustin Robespierre à Buissart
21 février 1793, 2" Rép.
Républicain et Ami, Je n'ai pu mettre la main sur vos enfans perdus, ils sont trop intércssans pour que je ne fasse point mes efforts pour les rendre à leur digne père. En attendant ce jour où votre tendresse paternelle jouira du plaisir de les revoir après une longue absence, je vous envoie un dossier et deux quittances que vous délivrerez ou ferez délivrer au S' Gocovo à fur et mesure qu'il payera. Il est convenu qu'il payeroit en trois termes : le tiers comptant, vous lui donnerez la première quittance; le second liers au mois de mars, vous lui donnerez, la quittance qui est à cette date, et la remise des pièces servira
(1) Cette lettre fut écrite par Robe«plerre h. Danton à, roccaalon de la mort «le sa femme «urvcnuo pi-ntlant sn mission en Belgique.
■de quittance au dernier payement. Dès l'instant que vous ^urez reçu je vous prie de m'écrire, il ne sera pas nécessaire de m'envoyer la somme reçue, elle servira à acquitter matériellement mon frère envers vous et je payerai au créancier à Paris; quant à la dette morale, ma famille ne peut s'acquiter en ce monde, vous serez toujours notre créancier.
Nous sommes dans un moment de crise, les sans-culottes ce Lion ont le dessous et, d'après les nouvelles, la contre-révolution foite dans cette ville; on veut faire la même chose à Paris, les denrées s'accaparent et augmentent subitement, on pousse l'intrigue jusqu'à enlever le pain de chez les boulangers, de sorte que le peuple n'en trouve point. Cette manœuvre a pour objet de tourner la fureur des citoyens contre les Jacobins et surtout de renverser Pache et d'avoir occasion de renouveler les calomnies contre Paris. Nous avons commencé à déjourr cette trame dans la séance des Jacobins d'hier et nous avons mis les sections en surveillance.
Robespierre jeune.
{Mémoires de l'Académie d'Atras, 1890, XXI, 383-384. Suite de 17 lettres publiées par V. Barbier).
Augustin Robespierre à Buissart
Paris, 0 mars, "j" Héj).
:\f ]tfi(lfz jiiiiiil un iiioiiirnl [xiur faire payer Cocove. son créancier a pris des ari'angemens en conséquence de lobligation de son débiteur ; Hacot a déjà parlé à Cocove, si vous ne voulez pas recevoir directement, ciiargez-en Desmoulin.
Les papiers publics sont au plus liaut degré d'atrocité ; l'intrigue a renoué une trame dangereuse, on reproche aux patriotes de ne plus rien faire. Vous avez fait, nous dit-on, tomber la tête du tiran, vuus pourriez faire le bien du peuple. Ces reproches spécieux refroidissent la confiance du peuple dans les députés. montagnards, nous sommes en minorité constante et les combinaisons qui ont favorisé la mort du tiran ne se rencontrent point dans toutes les questions, elles
!<)? COKRKSI'O.NDANCE DE ROBESPIERRE
ne peuvent même se retrouver. De i)rél('ndu.s patriotes font les enragés dans quelques sociétés, puussenl les principes jusqu'à l'extravagance et nous mettent au-dessous de ce sysi.ème vraiment désorganisateur. Celai est au point que la Montagne passe poui- modéi-ée et que le côté droit se rapproche de cette atlVeuse entreprise de désunir, de renverser tout pour recréer le despotisme ou quelqu'autre chose.
Le chef des conspirateurs vient dVtre nommé présidi-nt (1), cette quinzaine me fait craindre de grands orages.
Mes complimens au citoyen Rebours : ne m'oubliez pas auprès de la citoy^enne votre é]X)use et de vos jeunes républicains dont j'ai lu quelque h'tirc adressée à l'amoureux de quinze aits Ouffroi [2).
l^niRspiKHRE Jeune.
(Mviiioiiiis <U' VAvodvmir iVArraa, -o. c, . \). HS4-3.Sr>.)