‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 26 sur 51 · CCI :\ CM Massa à Robespierre (La Force, 20 floréal an II · texte numérisé non relu

CCI :\ CM Massa à Robespierre (La Force, 20 floréal an II

11 proteste contre les scellés qui ont été apposés sur sa maison par le comité de surveillance de Monaco, il en icclame la levée et sa mise en liberté.

(Kibl. de Nantes. — CoUect. Dugast-Mafifeux, n° 236.)

(1) La Commission d'Orange fut instituée par rarrêté du 21 floréal.

CCCXCMl Trecourt à Robespierre Monthanl. 20 llorôal an II)

Il dénonce les malversations d'un administrateur du district de Semur.

(Catal. B. Fillon, p. 101.)

CCGXCVIH Duquesnoy à Robespierre (Mortefontaine. 20 floréal an II)

Il envoie une lettre de <uii l'i'ère qui demande un emploi à Tarmée des côtes de Brest.

(Bibl. de Nantes. — Collect. Dugast-Matifeux, 11" 30.)

CCCXCI.X Dabray, député, à Robespierre (T. a Force, 25 floréal an II)

Un des 73 girondins sauvés par Robespierre lui exprime So reconnaissance et le prie d'appuyer sa demande en faveur de la main levée de ses scellés.

(Bil)l. (le Nantes. — Collection Dugast- MatifiMix, 11" '2CA. — Extrait cité par K. MaiiH'l. (>. c. nr, l.")7.)

ni)

Projet de lettre du Comité de Salut public à Joseph Lebon 2.") Iloi'éal an l\

Ciier collègue

Le comité de Salut Publie a besoin de conférei- avec toi sur dos ol^jels iniporlans, il i-end justice" à Ténergie avec laquelle lu as )'é|)rimé les ennemis de la Révolution. Le résultat fie notre conférence sera dt» la diriger d'une manière

CORRESPONDANGK DE ROBESPIERRE - 285

encore plus utile. Viens le plus tôt qu'il te sera possible, pour retourner promptement au poste où tu es actuellement.

(De l'écriture fie Robespierre. — A. N. F-7/4772. Liasse G.)

Ce projet de lettre lut envoyé le même jour à Joseph Lebon avec une seule correction : « Viens le plus tôt possible », signé de Barère, Billaud-Varenne, Gouthon, Robespierre, G. A. Prieur et Garnot.

(A. X. A F-II, 225. — A. Aulard, o. c, XIII, 521.)

GDI

M Buissart à Robespierre (Arras, 26 floréal an Hi

Elle l'informe qu'ils sont depuis six mois persécutés, et gouvernés par tous les vices. Tous les genres de séduction sont employés pour égarer le peuple. Les âmes vertueuses réclament Robespierre.

(Mémoires de l'Académie d'Arras, 1890, XXI, p. 306. — Papiers inédits, I, 254.)

GDII Picard (i à Robespierre (Paris, 26 floréal an II)

Il demande un rendez-vous à Robespierre pour lui communiquer un moyen de défense contre les ennemis.

(Courtois, XV, p. 112-113. — Archives nationales, F-7 4436, plaq. 3).

GDIII Lebas à Robespierre (Gonsolre, 28 floréal an II)

Il est avec St-Jusl, Richard, Levasseur, Pichegru, Desjarc'ms et Gharbonnicr pour arrêter un bon plan d'opérations.

• (1) Picard, vue de la Grande-Truanderie. n° 35.

II apprend par Darthé que Lebon a été appelé à Paris. « Il paraît que M. Gufîroy a fait beaucoup d'efforts pour le dénigrer, mais je isuis loin de penser qu'il ait influencé l'opinion du Comité. j*ai rassuré Darthé. Hâtez-vous de renvoyer Lebon qui continue à faire beaucoup de bien et qui vaut une garnison dans Cambrai. »

(Papiers inédits, II, 2G1-262.)

CDIV Guffroy à Robespierre (.SO floréal an II)

Tu disais, un jour dernier, aux Jacobins qu'en voulant faire régner les vertus nous ne voulionis pas être persécuteurs. Je crois que tu penses ce que tu dis. Pourquoi donc protèges-tu le prêtre persécuteur Joseph Lebon, qui a tué le patriotisme à Arras, et qui y fait régner la crapule et le crime. Pais nommer bien vite une commission de trois membres, sinon, tu te rendras complice des atrocités de cet homme horrible, qui te trompe et qui fait détester la révolution, en persécutant les patriotes. Hébert n'a pas fait plus de mal que lui.

Robespierre, tu dois connaître ma véracité, tu dois y croire; je n'ai j aimais menti au patriotiisme. Oui les maux de nos concitoyens de cett^:' contrée pèseront sur ton cœur. Il n'y a que la politique qui me retient encore do donner de la publicité à la conduite de Lebon; mais bientôt la politique me fera 'in devoir de l'imprimer. Salut.

(BIbl. de' Nantes. — Collection Dusa.st- Matifeux, u" 31).

CDV

Hoche à Robespierre il"' luaiiial an U)

A la suite de son arreslalioii. Hoche regrette de piM'dre l'estime de celui qu'il a toujours l'ogardé comme son génie tutélaire. Il fait allusion à des lettres qu'il écrivit de Dunkerque à RoI>espierre et qui ne nou.s sont pas parvenues : .' Si la vie «pj*' je n'aime que pour ma patrie, m'est conservée, jf- ernirni>^ av«'r raison (pn' je la liens de ton amour poui' lest

CORRESPONDAN<:l de ROBESPIERRE 287

patriotes. Si la i-ago de mes ennemis m'entraîne au tombeau, iy descendrai en iiénissanl la République et Robespierre. »

(A. N. A\-136, II" 91. — Cité pa-r E. Huiiiel, o. c, III, 500-501.)

GDVI

Bouchotte à Robespierre (5 prairial an II

Au sujet des hébertislcs employés dans les bureaux de 1p, Gueri'e et de la distribution du Père Duchpsne dans 1*35 •armées, afin « d'empêcher les soldats de s'engouer ^^ leurs généraux ». Bouchotte exi)li(|ue la nomination de Vincent et de Ronsin par r<'r'r<MU' de l'opinion publiqu»'. II ;i é|é trompé de bonn»' foi,

(A. N. K-7/443C. — Courk)i.s, XXVI, p. 125-1 2a — Papiei-8 in<klit.s. II, 333.)

OIWII Saint-Val aînée à Robespierre (5 prairial an II)

Elle le félicite d'avoir échappé à l'attentat d'Admiral.

(('«turtois, p. 104. — Archives nationales, F-7 4430).

GDVIII

Le Comité de Salut public à Guyton-Morveau, représentant à Maubeuge (G juairial an II) ^

Au sujet du rappel de St-Just.

G. A. Prieur, Robespierre, Garnot, Billai d-Varenne.

(Ministère de la Ciuerre. — Années «lu Nord et des Ardennes. — Aulard, o. c, XIII, 741.)

GDIX

Les artistes du théâtre de l'Egalité à Robespierre (6 prairial an II)

Ils lui font part de « l'affreuse tristesse » qu'ils ont éprouvée à la nouvelle de la tentative d'assassinat de Gécïle Renault et d'Admiral.

(Papiers inédit-'^, I, 334-385.)

GDX

Le Comité de Salut public à Saint-Just, représentant du peuple à l'Armée du Nord (Paris, le 6 prairial an II)

La liberté est exposée à de nouveaux dangers. Les factions se réveillent avec un caractère plus alarmant que jamais. Les rassemblemens pour le beurre, plus nombreux et plus turbulens que jamais, lorsqu'ils ont le moins de prétextes^, une insurrection dans les prisons, qui devait éclater hier, les intrigues qui se manifestèrent au temps d'Hébert, sont combinés avec les assassinats tentés à plusieurs reprises contre les membres du comité de Salut Public ; les restes des factions ou plutôt les factions toujours vivantes redoublent d'audace et de perfidie. On craint un soulèvement aristocratique, fatal à la liberté. Le plus grand des périls qui la menacent est à Paris. Le Ciomité a besoin de réunir les lumières et l'énergie de tous ses membres. Calcule si l'armée du Nord, que tu as puissamment contribué à metti'e sur le chemin de la victoire, peut se passer quelques jours de ta présence. Nous te remplacerons, jusqu'à ce que tu y retournes, par un représentant patriote.

RouKspiERRE, Prieur, Garnot, Billaud-Varenne, Barère.

(De la main de Robespien-e. — Papien inédit n, II, 5-G.)

GDXI

Daillet à Robespierre (Cambrai. 8 prairial an II)

Il lui fait part de son indignation à la nouvelle de l'attentat d'Admiral. Iil lui rt'Comman<lc la cirronspection.

Il ajoute que de tribunal révolutionnaire de Cambrai fonctionne avec activité : « Il semble que touis les habitans soient coupables puisqu'aucun n'ose en dénoncer un autre. »

(A. N. F-7/4436. — Courtois, LXXXIV,

GDXII Loisel à Robespierre (Amiens, 8 prairial an II)

Pour avoir fait connaître au Comité de Salut Public la conduite d'André Dumont dans la Somme, il est en butte à des persécutions incessantes. Il prie Robespierre de se faire communiquer ses déclarations au Comité de Sûreté générale, qui sont l'expression de la vérité.

(Catal. Collection Fillon, 3" et 4' séries, p. DS.)

CDXIII

Joseph Lebon à Robespierre (Cambrai, 9 prairial an II)

Il reproche à Robespierre sa confiance à l'égard des ennemis de la Patrie. « Prends garde, avec la même confiance en 1700 et en 1792 tu aurais été dix mille fois assassiné >/. Il blâme la multitude d'exceptions du Comité de Salut public en faveur des nobles et des prêtres. « Au surplus ce n'est ni la noblesse ni la prétraille sans argent ou sans estoc qui fait tout le mal en France. Ce sont les hommes d'esprit ou riches qui ne se sont pas montrés constamment depuis la Révolution amis incorruptibles du Peuple ». Il propose la révision de la ioi du 17 septembre 1793 dans ce sens : tout homme ayant un certain revenu sera arrêté comme suspect s'il ne s'est montré depuis le début de la Révolution, l'ami constant et incorruptible du peuple, dans les principales circonstances.

(A. N. F-7/4775-5. — Communiquée par M. L. Jacob.)

CDXIV

Les Représentans du peuple députés par la Convention nationale près l'Armée d'Italie et les départemens du Var et des Alpes- Maritimes à leurs collègues membres du Comité de Salut public (Nice, 9 prairial an II).

Nous vous prévenons que quelques uns de nos collègues ne se bornent pas aux départemens dans lesquels ils sont délégués ; le département de l'Ardèche, qui se trouve dans Tarrondissement de l'armée d'Italie devoit lui fournir des fourrages, ils ont été détournés par ordre d'un représentant du peuple.

Le citoyen Maignet à Marseille contrarie les mesures militaires sans nous en prévenir, il ne conçoit apparamment point que la moindre contradiction peut faire manquer une opération ; il nomme des officiens généraux. Si tous les représentans du peuple dans les départemens imitent son exemple, nous ne pourrons plus vous proposer les' braves qui se seront distingués sous nos yeux, toutes les places se trouveront remplies. Ferme observateur de nos devoirs nous ne connoissons point les ménagemens, nous avons refusé de reconnoître un officier général nommé par le représentant du peuple dans le département des Bouchesdu-Rhône. Nous vous prions de faire cesser cet abus et de tenir la main à ce qu'aucun représentant ne sorte des limites qui lui sont prescrites et surtout qu'il n'entrave point les opérations militaires ; si vous ne prenez cette mesure vous ougmentez nos inquiétudes et vous rendez notre zèle presque inutile. Robespierrk Jeune.

(Bibliothèque de Nantes, 667, 235.)

GDXV Hugon jeune à Robespierre (Vesoul, 11 prairial an II)

Il lui exprime sa joie de le savoir sain et sauf et sa reconnaissance d'avoir été sauvé par lui de la persécution de (juelfjuj's ■scélérats.

(A. N. P-7/44.%. — Courtois, IV, p. 103- 101. — Papiers inédUn, II, lia)

GDXVI

Jullien à Robespierre (Bordeaux, 11 prairial an II)

Il dénonce la conduite d'Ysabeau à Bordeaux. Ysabeau voudrait bien ne pas quitter de Bordeaux. Il cabale au club. Jullien est vu comme la bête noire. Il espère que la marquise de Fontenay est arrêtée. « Il y a sur elle des détails politiques bien singuliers et Bordeaux semble avoir été jusqu'à présent un ilabyrinthe d'intrigues et de gaspillages. » Il cherche à composer un bon comité de surveillance. Il a grand besoin que le Comité de Salut public le seconde, car sauf neuf ou dix républicainis prononcés, tout le monde lui tourne le dos. Il envoie copie d'une ilettre de Tallien au olub national de Bordeaux. Tallien s'y justifie et menace ses ennemis.

(A. N. Ancien F-18/411. — Courtx>Is, CVII (h), 351-3M.)

GDXVII

Harmand (de la Meuse) à Robespierre (Paris, 11 prairial an II)

Il inlervienl. en faveur de Th. Gérard qui n'a à se reprocher que sa circulaire en faveur de Vincent et il joint deux lettres de lui.

' (Bibliothèque de Nantes. — Collection

Dugast-Matifeux, n" 258.)

GDXVIII Louchet à Robespierre (Paris, 12 prairial an II)

En faveur de Riquier, capitaine au T Hussards, qui demande à retourner au feu.

(Biblioth. de Nantes. — Collect. Dugast- Matifeux, n° 239.)

GDXIX Jullien à Robespierre (Bordeaux. 12 prairial an II)

Bordeaux possède un bon comité de surveillance, mais c'est peu si les autres corps constitués ne sont pas renou-

velés au moins en partie. Il importe que le comité de surveillance puisse agir dans tout le département. Il demande à Robespierre son avis et les pouvoirs nécesisaire. On intrigue pour qu'Ysabeau revienne.

(A. N. Ancien F-lS/411. — Courtois, OVII (b), 337-338.)

GDXX

L'agent national D... près le district de Carismont à Robespierre

(12 prairial)

Il le félicite d'avoir échappé à la tentative d'assassinat dont il a été l'objet. « On t'a tendu un piège en l'offrant pour demeure le palais national. Garde-toi de l'accepter. »

(A. N. F-7/4435. — Courtois, XVIII, 115- 116.)

GDXXI

Veuve Jakin à Robespierre (13 prairial)

Lettre d'une jeune Nantaise de 22 ans qui offre sa main à Robespierre avec 40.000 francs de rentes.

(Revue Doc. hist., 1877, IV, 88-89. — Hamel, o. c, III, 524.)

GDXXII Laharpe à Robespierre (décadi prairial an II)

Il est flatté de ce que Robespierre ait désiré posséder ses ouvrages, mais ce n'est (pais dans ses œuvres antérieures à la Révolution qu'il faut chercher les preuves de son civisme. '( C'est dans mon Lycée qui n'est pas encore imprimé, mais 0 eu de nombreux auditeurs et a donné un grand mouvement à l'esprit public, c'est dans la tragédie Virginie jouée l'année dernière par et pour le peuple, c'est surtout dans mes article? du Mercure, c'est là que l'on peut voir ce que j'ai toujours

été ». Apologie de sa conduite révolutionnaire, conforme à celle de Robespierre. Il fait suivre sa lettre d'extraits du Mercure qui montre la ferveur de son républicanisme.

(Analysée dans Catalogue Charavay, 26 fév, 1909, p. 22, n° 85 et pubUée dans les Annales Révolutionnaires, II, 258-2.59.)

GDXXIII

Augustin Robespierre à son frère (sans date)

Ma sœur n'a pas une seule goutte de sang qui ressemble au nôtre. J'ai appris et j'ai vu tant de choses d'elle, que je la regarde comme notre plus grande ennemie. Elle abuse de notre réputation sans tache, pour nous faire la loi et pour nous menacer de faire une démarche scandaleuse, afiVi de nous compromettre.

Il faut prendre un parti décidé contre elle. Il faut la faire partir pour Arras et éloigner ainsi de nous une femme qui fait notre désespoir commun. Elle voudrait nous' donner la réputation de mauvais frères, ses calomnies répandues contre nous, viennent à ce but.

Je voudrais que tu vissos la citoyenne La Saudraie; elle te donnerait des renseignements certains sur tous les masques qu'il est intéressant de connaître en ces circonstances. Un certain St-Félix paraît être de la clique.

(Courtois, XLII, p. 177. — Archives nationales, F-7 4436).

GDXXIV »

Jullien à Robespierre (Bordeaux, 13-14 prairial an II)

Il signale les menées d'Ysabeau qui malgré l'arrêté du Comité de Salut Public reste à Bordeaux et veut se créer un parti, en divisant les patriotes. Il réclame le rappel d'Ysabeau qui jette la défaveur sur sa mission. La terreur ne doit pas tomber seulement sur les fédéralistes dont quelques-uns ont été de bonne foi.

14 prairial. — Ysabeau a attaqué au club le Comité de Salut

Public. Jullien y a défendu les grands principes, comme on l'applaudissait, Ysabeau est sorti avec un .mouvement d'indignation.

(A. N. Anci«i F-18/411. — Courtois, o. c, CVII (f), 348-351.)

caDxxv

Jullien à Robespierre (Bordeaux, 15 prairial an II)

Il annonce le départ d'Ysabeau et insiste pour l'arrestation de la marquise de Fontenai. La punition des intrigants de tous les partis va régénérer Bordeaux.

(A. N. Ancien. F-18/411. — Courtois, CVII (g), 351.)

GDXXVI

Drouhin, éditeur de gravures, à Robespierre (Paris, 16 prairial an II)

Il le prie de lui permettre de graver son portrait. S'il y consent il se servira du portrait peint par la citoyenne

Guyard.

(Catalogue. -- Collection B. Fillon, p. 99.)

GDXXVII

Faure, député à la Convention, à Robespierre

( i'aris. .19 |)raii-ial an 11)

Il le félicite de son élection à la présidence de la Convention et ajoute : « Qu'il serait beau, Robespierre, (si la politique le permettait) dans un moment aussi solennel d'annoncer une amnistie générale en faveur de tous ceux qui ont résidé en France depuis le tems voulu par la loi et dont seraient seulement exceptés les homicides et les fauteurs c'.'assjirnabs, et en conséquence l'ouverture des prisons. Cette

mesure est peut-être plus salutairement révolutionnaire qu'on ne pense. Elle est seule capable d'attérer nos ennemis.... Fais que la conduite des Français soit désormais dirigée par l'honneur, père de la confiance et de la sécurité, et non par la crainte et la terreur qui n'enfantent que le mécontentement, la honte et l'infamie ». Ayant déjà séjourné huit mois en prison, il demande un congé de six semaines pour prendre des bains de mer, il s'engage à revenir au terme fixé.

(Bibliothèque de Nantes. — Ck)llectiou Dugast-Matifeux, n° 36. — Citée eu partie par B. Hamel, o. c, III, 537 et 543.)

GDXXVIII

Le Conseil général de la Commune de Marion (district de Bazas) à Robespierre (sans date)

Il fait l'éloge du rapport de Robespierre du 15 frimaire, il se plaint que la liberté des cultes ne soit pas observée et que les autorités ne cessent de menacer le curé. Il demande l'usage de la cloche.

(A. N. F-7/4435. — Courtois, XXII, 120- 121.)

GDXXIX Cadillot à Robespierre (sans date)

Il félicite Robespierre de son sublime rapport (sans doute cedui du 18 floréal).

Le Midi est dans l'inaction, les vins ne se vendent pas. personne n'ose ise livrer à l'industrie. Il faut tirer Lyon, Saint- Etienne, Saint-Ghamond de la « stupeur » où ils sont. Il faut mettre hors la loi les grands coupables, Précy, Imbert-Goiomès, Gilibert et pardonner à la foule des petits coupables. « Ah ! si le vertueux Gouthon fût resté à Gommune-Affranchie que d'injustices de moinis, le coupable eût seul été puni, mais Gollot... Il a fallu des phrases bien ampoulées pour couvrir de grands crimes. »

(A. N. F-7/4435. — Courtois, CVI, 381- 333. — rapiers inédits, II, 139.)

GDXXX

Besson à Robespierre (Manosque, 23 prairial an II)

Il célèbre les vertus de Robespierre et lui envoie une adresse. Augustin Robespierre et Ricord ont sauvé Manosque des injustices et de la tyrannie du Midi.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, 1, 101-102. — ■ Papiers inédits, II, 116-117.)

GDXXXI

Robespierre, Barère et Billaud-Varenne à Lerebours

(25 prairial an II)

Au sujet des améliorations à apporter dans le transport des volontaires blessés.

{Revue des Documents historiques, 1877, IV, 95-96.)

GDXXXII

Tallien à Robespierre (25 prairial an II)

Il justifie sa conduite passée, il n'a pas dévié un seul moment. On l'a dépeint comme un homme immoral, si l'on vient chez lui on le trouvera avec sa vieille mère dans le réduit qu'il occupait avant la Révolution, le luxe en est banni et sa forlune ne s'est pas augmentée d'un sou. La sagesse et la justice ont présidé à toutes ses opérations à Bordeaux. Des intrigants entourent Robespierre et lui donnent des préventions contre plusieurs de ses collègues (1).

{Papiers inédits, I, 115-117.)

(1) Liv vc'illo iivîiit cil lieu !\ la Convention un violent débat où Robespierre avait pil.M Talllon à p'utlo (Moniteur, XX. 718). La RH'oluHon frnnçoiêe du 14 juin 1914 (tome 66, p. 553) reproduit cette lettre, en la croyant Inédite.

GDXXXIII Voulland à Robespierre (sans date)

Il lui recommande Fauvotty pour le comprendre dans la liste des jurés.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, rapport, p. 368, note).

GDXXXIV Lettre anonyme à Robespierre (sans date)

Accusation de dictature. Reproches d'avoir fait mourir Danton. « Mais sauras-tu prévoir, isauras-lu éviter le coup de ma main ou celui de 22 autres, comme moi, Brutus et Scévola déterminés ? » L'auteur se donne pour un conventionnel. Il conseille à Robespierre de rentrer dans la vie privée s'il ne veut pas périr.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, LVIII, 220- 223. — Autres lettres, iUd., LX et LXI, 224-22.5. )

GDXXXV Girault, député, à Robespierre (La Force, 26 prairial an II)

Il exprime à Robespierre sa reconnaissance : « 0 toi, qui trois fois nous a garantis de la fureur de ces hommes cruels qui demandaient nos têtes, toi, qui as si bien su distinguer entre les efîots de l'erreur et du crime, c'est à toi qu'il appartient aujourd'hui d'achever ton ouvrage et d'accélérer la décision de notre sort ».

(Bibliotli. de Nantes. Collection Dugast- Matifeux, n" 268. — Ex-trait cité par E. Hamel, o. c, III, 157.)

GDXXXVI Duchesne à Robespierre (Blois, 29 prairial an II)

Mémoire ayant pour objet de procurer à des milliers d'indigents des asiles à la Guyane, par la communauté des travaux et des produits, en procurant à la République la plus utile des colonies.

(A. N. A F-II, 30, n° 242.)

GDXXXVII

Chauvet, capitaine commandant la compagnie de vétérans à Robespierre (Château-Thierry, 30 prairial an II)-

II félicite Robespierre de son discours à la fête de l'Etre Suprême et se plaint que les décrets 'ne soient pas fidèlement exécutés, par exemple celui relatif aux vieillards et vétérans. Il demande que Ton applique le décret ordonnant de vider et d'ensemencer les étangs et interdisant de planter de la vigne dans les terres qui peuvent rapporter du blé.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, XII, 109- 110.)

caDxxxviii

Eloi Bohan (1) à Robespierre (30 prairial an II)

Il dénonce le f anatiisme qui relève la tête dans la Somme. Il demande un décret consacrant le décadi au repos et les dimanches au travail, ordonnant l'abjuration et le mariage des prêtres. Il fait l'éloge de Joseph Le Bon et critique la gestion d'André Dumont.

(Papiers inédits, II, 182-185.)

GDXXXIX

Guffroy à Robespierre (30 prairial an II)

J'ai été hier soir au Comité de Salut public pour te parler de Lebon. Tu n'y fus pas, à ce qu'on m'a dit.' Il faut donc que je t'écrive pour te dire que la conduite de Lebon à Arras et ailleurs continue de peser sur «les patriotes, dont le pluis faible en talens a rendu plus de services qudlui à la chose publique.

Je t'ai écrit quatre ou cinq fois sur son ancienne conduite, tu ne m'as pas répondu, et cependant tu as fait rendre à la liberté (mots pa/ssés), je sais que tu sais que Lebon continue de les vexer et que, malgré l'arrêté du Gamité de Salut public,

(1) Cl-«lovant président du comité de survclllnnce de la commune d'A... dliitrlct de Péronno, «ans doute Albert, sur la route d'Amiens k Arras.

il vient de faire arrêter de nouveau, le 28 prairial, Gabriel Leblon, marchand à Arras chez qui tu as été parrein. Je sais qu'il continue de faire trembler les bons citoyens.

Il est de ton devoir, comme du mien, de travailler à faire cesser cette conduite oppressive. Je vais faire ce que je t'ai promis dans ma dernière et dire tout à la Convention. La vérité et le bonheur public t'obligent à me seconder. J'ai parlé de ceci, ce matin, à Gouthon; je Qui en écris.

(Bibl. de Nantes. — Collection Dugast- Matifeux, n° 37).

QDXL

Dupont, ci-devant commissaire des guerres, à Robespierre (Saint-Omor, 2 messidor, an II)

Il proteste contre sa deistitution prononcée par Florent Guiot et demande à Robespierre de le faire rentrer dans son ancien poste.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, IX, 107- 108. — Papiera inédits, II, 124-125.)

GDXLI

Lettre de trente et un députés girondins, détenus, à Robespierre

(La Force, 3 messidor)

Citoyen, tes collègues détenus à la Force t'invitent à prendre connaissance de la lettre dont ils t'envoient copie. Ils espèrent que, conséqucmment à tes principes, tu l'appuieras dans les comités réunis de Salut public et de Sûreté générale. Quoique nouts te devions beaucoup, nous ne te parlons point de notre reconnaissance, il suffit de demander justice à un ré'pifblicain tel que toi.

(Biblioth. de Nantes. Collection Dugast- Matifeux, n° 305. — Cité en partie par E. Hamel, o. c, III, 15S-159.)

CDXLII

Royer, député de l'Ain, à Robespierre (La Force, 4 messidor an II)

Je vois avec plaisir combien tu as mérité la confiance de nos collègues. Témoin de ma fermeté dans les temps orageux

de l'Assemblée Constituante, où mon amour pour la chose publique m'a plus d'une fois exposé aux derniers dangers ; qui mieux que toi peut attester mon patriotisme ?

Lis dans mon cœur, et tu y découvriras ainsi que dans celui de nos collègues, ce feu sacré qui dévore ton âme, l'amour de la patrie, l'amour des lois, le seul hommage que puisse t'of f rir un vrai républicain, le seu*l digne de toi.

(Bibliotlu de Nantes. Collection Dugast- Matifeux, n" 274. — Extrait cité par E. Hamel, o. c, III, 158.)

GDXLIII Payan à Robespierre (nonidi (9) messidor an II)

Il propose au CSomité de Salut public de présenter un imposant rapport propre à faire oublier celui du Comité ae sûreté générale et à rejeter sur le gouvernement toute la confiance que le rapport sur Catherine Théot a fait perdre au Comité de Sûreté générale. Plusieurs membres de ce Comité se plaignent du gouvernement, ils font tout avec légèreté. Il vaudrait mieux des hommes de talents médiocres et qui se laisseraient guider par le gouvernement que des hommes do génie car dans ce cas il y aurait deux centres, de là un frottement perpétuel entre eux. La jalousie du Comité de .sûreté générale a fait adopter le rapport de Vadier qui est le fruit d'une intrigue contre-révolutionnaire. Il faut, dans un grand rapport, attaquer le fanatisme, faire disparaître les dénominations de la superstition, organiser les fêtes publiques, attaquer ceux qui ont essayé de pervertir la morale publique, renverser Bourdon et ses complices. « Crtygnez qu'en mettant un long intervalle entre la séance où ils s'élevèrent contre le gouvernement et le moment que l'on choisira pour les dénoncer, le rapport qui sera fait alors produise moins d'effet et qu'il ait moins de partisans... Vous ne pouvez choisir do circonstances plus favorables pour frapper tous les conspirateurs ; que les fonctionnaires publi'Cs, responsables, soient dirigés par vous, qu'ils servent à centraliser, à uniformiser l'opinion publique, c'est- ;i-(lirf' ]•' irfHivcrrM'TjMMil mora'l, tandis que vous n'avez con-

tralisé que le gouverneDient physique, le gouvernement matériel. » (1).

(A. N. F-7/4436. — Courtois, LVI, 212- 217. — Papiers inédits, II, 359-366.)

CDXLIV Gay-Vernon à Robespierre (sans date)

En faveur de Vernon incarcéré.

(Blblioth. de Nantes. Collection Dugast- Matifeux, n° 241.)

GDXLV Boissel à Robespierre (10 messidor an II)

II s'étonne que la veille, un député, qui ne faisait pas partie des Comités du gouvernement, Turreau, ait osé proposer un décret contre les prêtres, sans consulter les Comités (2).

La section de la Montagne appelle les citoyens pour .ligner la constitution, comme si elle n'avait pa> été acf'-eptéc en niasse et individuellement par l'appel nominal, ■< du moment qu'elle a été publiée. »

(A. N, F-7/4436. — Courtois, LV, p. 212.)

GDXLVI Buissart à Robespierre (Arras, 10 messidor an II)

« Depuis un mois que je t'ai écrit, il me paraît Maximilien, que tu dors et que tu laissets égorger les patriotes. » Guffroy vient de donner l'éveil, les amis de Lebon ont fait circuler une adresse en sa faveur, que Buissart a refusé de signer. 1/adresse sera remise à la Convention par Gariior qui a injurié Buissart, sa femme et la sœur de Robespierre. « Quand viendra Bonbon (3) tant désiré, lui seul peut calmer les maux qui désolent notre patrie. »

(Papiers inédits, I, 247-249.)

(1) Sur raf faire Catherine Théot, voir A. Mathiez: Contributions à l'Matoile religietise de la Révolution, ch. III et Autour de Robespierre, ch. V).

(2) Moniteur, t. XXI, p. 82.

(3) Aug-ustin-Bon-Robespierre.

GDXLVII Jullien à Robespierre (Bordeaux, 12 messidor an II)

Il demande 1° d'étendre à tout le département du Bec d'Ambès les pouvoirs du comité de surveillance de Bordeaux; 2° de faire raser les maisons oii étaient Guadet, Salle, Petion, Buzot, Barbaroux et transférer la commission militaire à St-Emilion; 3° de distinguer ceux qui ont donné de l'argent pour racheter une vie que beaucoup n'avaient point mérité de perdre de ceux qui ont exigé de l'argent pour vendre la loi ; 4° d'autoriser des indemnités indispensables pour soutenir le théâtre de Bordeaux afin qu'il donne des représentations gratuites; 5° la suppression du comité de surveillance. Jullien a dû remplacer les corps constitués de St-Emilion et Libourne destitués par arrêté du Comité de Salut public. L'arrêté qui le charge d'épurer les autorités constituées de Bordeaux comprend-il aussi l'administration du département et la commission révolutionnaire ?

(A. N. Ancien F-lS/411. — Courtois, CVII (a), p. 336-337.)

GDXLVIII

J. Molines, membre du directoire de district de Montpellier à Robespierre (14 messidor an II)

Il vient de donner le nom de Robespierre à son nouveauné.

(A. N. F-7/4435. — Courtois, XIV, 111- 112. — Papiers inédit.^, II, 125-126.)

GDXLIX Dubois à Robespierre (14 messidor an II)

Demande d'audience d'un ancien camarade du collège Louis-'ic-Grand.

Il vient présenter une requête pour les subsistances de la part du di.slrict de Granvilliers (Oise).

(A. N. K-7/4485. — Courtois, XI \', 116.)

ODL Guillerault, député de la Nièvre à Robespierre (15 messidor)

Il demande audience pour lui communiquer des renseignements.

(Biblioth. de Nantes. Collection Dugast- Matifeux, n" 242.)

GDLI

Renault, quartier-maître du 2" bataillon de Paris, à Robespierre

(16 messidor an II)

Il proteste contre son arrestation, motivée par ce fait qu'il est le frère de Cécile Renault.

Il se défend d'être son complice. Tout son passé le justifie. Il demande sa libération afin de regagner son poste pour servir la patrie. « Sois mon avocat ».

(Papiers inédits, I, 19C-197.)

GDLII

Levasseur à Robespierre (Mézières, 18 messidor an II)

Avant de partir, je suis allé, citoyen, au Comité de sûreté générale, demander copie de deux lettres de notre collègue Bodin. Tu dois ileis avoir reçues. Dans le cas contraire, c'est à la 1" Région que lu les trouveras ; après les avoir lues, tu ne laisseras pas les archives en si mauvaises mains.

(Bibl. de Nantes. — Collection Dugast- Matifeux, n° 152).

CDLIII

Albitte à Robespierre (Briançon, 18 messidor an II)

En faveur des municipaux et agents nationaux de Bomes, Rottet, Martine, Pretet, Alban.

(Bibliothèque de Nantes. Collection Dugast-Matifeux, n° 41.)

GDLIV Charlotte Rohespierre à Augustin Robespierre (18 messidor an II)

Elle se plaint que l'aversion de son frère soit devenue ia haine la plus implacable qu'elle n'a pourtant jamais méritée, elle assure qu'elle est innocente ot que rien ne peut effacer l'attachement qu'elle a pour lui. Elle va quitter Paris pour le débarrasser de sa vue et lui envoie l'état de ses dépenses depuis son départ pour Nice (1).

(A. N. F-7/4436. — Courtois, XLII (b) 178-179.)

GDLV

Mérouze, officier de police de sûreté à l'Armée des côtes de Cherbourg, à Robespierre (Havre, nonidi de la seconde décade de messidor an II).

Ayant constamment suivi depuis brumaire les sociétés populaires dans le Calvados et la Seine-Inférieure, Mérouze envoie ses impressions sur l'état des esprits dans ces régions. « Le Galvadossien, froid par sa nature, est fin, adroit, dissimulé et très ambitieux, courtisan par principe, avare par nature, ne connaissant que son intérêt personnel, peu propre à rien sacrifier pour la chose publique, applaudissant par crainte et soutenant toujours par pusillanimité celui qui parait le plus prépondérant. L'humanité est loin de son cœur et il ne cède jamais que lorsqu'il croit qu'il y a péril dans la demeure. Atrabilaire et indifférent, il crie : « Vive la République ! » avec tiédeur, et il ne soutient le régime nouveau que par ambition ou dans l'intention d'en tirer un avantage pers<jnnel. »

Passé en ventôse dans la XV Division, il y a trouvé autant de fanatisme que dans le Calvados, « le même égoïsme y

(1) Charlotte Robespierre n'avait pu s'entendre avec la famille Duplay, ni avec Madame Rlcord lorsqu'elle avait accompagna son frère à Nice, d'où «a brouille avec Maximilien et Augustin. Cette lettre mutiléo par Courtois a été publiée Intéfirralement et commentée par M. Hector Flolsohmann, dans son étuilo : Charlotte Robosplorro et Guffroy (Annales révolutionnaires, t. III, p. 321 et aulv.).

règne et, quoiqu'aussi déguisés que les premiers, ils sont cependant plus faciles à convaincre. Il y existe quelques patriotes de bonne foi qui veulent la République. Rien ne va que par spéculation, et la veille d'une victoire, on se demande si le lendemain on aura la paix, parce qu'avec elle on attend le retour des produits immenses. Le négociant y est fier, dur pour l'indigent et ne contribue aux dons que la patrie exige que dans la crainte qu'on lui prenne davantage. L'arrêté du Comité pour le commerce y a été mal accueilli. Le maximum y eist généralement mai' vu et mal exécuté ». Mérouze cite l'exemple d'un armateur qui a fait partir l'année précédente trois navires sur lest pour différentes parties de l'Europe, « un eist rentré à Brest chargé de goudron et de térébenthine. Il a employé 0.000 livres à ce chargement, en livrant cette marchandise au taux fixé par la loi, il en tirera 150.000 livres, son bénéfice réel est de 26.000 livres pour 6.000 livres qu'il a placées depuis douze mois. »

L'hôte chez lequel il loge a vendu une quantité considérable de café à raison de 38 sous la livre, que l'acheteur a rétrocédée au taux de 5 livres 8 sous. « Journellement, on enlève ici, pour Paris, on emmagasine à quelques lieues de la capitale, sous prétexte de dépôts, et la disette se trouve partout, hors 'les maisons qui accaparent encore malgré la vigilance. «

Les campagnes sont fanatisées, il n'y a que les cantonnements qui les mettent à la raison. Les prêtres « craignent ceux qui éclairent les peuples et, à l'aide de quelques intrigants qui profitent de l'ignorance des bons habitants de la campagne, cherchent à les entretenir dans leur stupidité. »

On fait croire aux cultivateurs que l'arrêté du Comité qui exige le rencensement des grains et des terres ensemencées, « n'était que l'effet d'une tyrannie par laquelle on veut les dépouiller de leurs récoltes. Les négociants disent hautement : « Nous serons la noblesse » et crient : « La paix », pour régner par leurs richesses immenses, à la place de cette caste insolente, source de tous nos maux. Le petit nombre de républicains fait des adresses énergiques, les autres les signent par peur. »

(A. N. W. 174. — Communiquée par M.

Georges Bourgin.)

GDLVI

Lettre anonyme à Robespierre (D'une chaumière au midi de Ville Affranchie, 20 messidor an II)

Il est une des victimes de ^''affaire de Lyon. II détestait Robespierre. Un de ses amis arrivant 'de Paris l'a détrompé sur le compte de 'celui-ci. Il a été heureux d'apprendre que loin d'être l'ami de Goillot d'Herbois, Robespierre ne le voyait pas avec plaisir au Comité de Salut public.

Il blâme l'œuvre de Gollot d'Herbois et de Ronsin à Lyon, il félicite Robespierre de s'être opposé à Gollot d'Herbois.

(A. N. F-7/4435. — Courtois, CV, 327- 331. — Papiers inédits, II, 151-154.)

GDLVII

Jamet, président du Comité de Surveillance, à Robespierre (Toulouse, 22 messidor an II)

Il l'assure de son dévouement à la chose publique. H est fier de ressembler physiquement à Robespierre.

(A. N. F-7/4436. — Courtois, XIII, 110- 111.)

GDLVIII Buissart à Robespierre (Arras, sans date)

Il s'étonne de ne pas recevoir de réponse à ses lettres, voilà plus de quatre mois qu'il ne cesse de l'avertir de ce qui se passe à Arras.

(Papiers inédits, I, 253.)

GDLIX Benjamin Vaughan (1) à Robespierre (Genève, 26 messidor an II)

La France a assez de territoire, sa gloire ne dépend pas de son étendue. Vaughan conseille à la République de propo-

(1) B. Vaughan député anglais It la Chambre des Communes, persécuté par le Kouvorncment anglais pour «es syrnpathlcs jacobines, dut M'expfttrlor et se retira à Genève. Cf. A. Mathicz. Robrspicit-c et Benjamin Vnuphan. Annal. RcvoL, Janv. 1917 et Etudes liobcapierfistca, II, 261 et «ulv.

ser aux Pays-Bas, aux électorats ecclésiastiques sur le Rhin et à tous les autres pays enclavés entre le Rhin et la France, de former un gouvernement fédératif. Ceci mettrait du côté français 8 à 9 millions d'hommes qui d'eux-mêmes feraient la conquête de leur pays contre les coalisés. La France en tirerait la gloire, l'économie, la paix, un rempart dans l'avenir et donnerait le modèle de l'émancipation de l'Allemagne, c'està-dire du monde. Il propose à Robespierre de lui écrire de temps en temps.

(Mémoires de B. Barère, Ii; 227-230. ~ Cette lettre, décachetée au Coinité de Salut public, le 9 thermidor, ne parvint probablement jamais à Robespierre.

Elle n'existe plus aux archives).

ODLX — GDLXI

Lettres anonymes à Robespierre

(A. N. F-7/4436. — Coartots, LX et LXI, 221-225. La lettre n» LX contient des menaces ùe mort. La lettre n° LXT est d'un soi-disant correspondant de Rot>espierre qui a été chargé par lui de lui prépai^er un refuge à l'étranger).

GDLXII

Garnier-Launay, juge au tribunal révolutionnaire, à Robespierre (29 messidor an II)

Il s'excuse d'avoir proposé dans sa section l'organisation de repas publias, l-a somptuosité des tables des aristocrates ayant contrasté avec la frugalité de celles des francs républicains.

(Pù'pier» inédits, I, 231-234.)

GDLXI H Gonly à son collègue Robespierre l'aîné (29 messidor an II)

Défense de Gauthier dénoncé par Dandelot.

(Bibliothèque de Nantes. Collection Do-' gast-Matifeux, n» 33.)

CDLXIV

Régis Deshorties (1) à Augustin Robespierre (Arras, 30 mess, an II)

Il lui demande de ses nouvelles et espère le voir bientôt

à Arras. Il lui donne des nouvelles de Buissart et de certains

membres de sa famille'.

(A. N. F-l/4433. — Reproduite par A. Mathiez, Autour de Robespierre, p. 50 à 53.) .

CDLXV

L. Louchet, représentant du peuple (2), à son collègue Max. Robespierre (sans date)

Il demande la libération de Riquier, son cousin, capitaine de hussards, en prison à Besançon, qui a dénoncé Custine, Landremont, Westermann; ceux-ci se «ont ligués pour le perdre comme perturbateur, séditieux. « Tu lui feras rendre promptement «a liberté, j'en ai pour garant ton zèle infatigable pour affermir la liberté et venger ses défenseurs. »

(Bibliothèque de Nantes. Collection Dugast-Matifeux, n" .307.)

GDLXVI Levasseur à Robespierre (Mf^zièrcs, 1" thermidor an II)

Envoyé par le Comité de Salut public pour défendre les patriotes et écraser l'aristocratie, j'ai dû porter des coups aussi terribles au fanatisme qui conspire à sa manière. J'ai fait aprèter 50 prêtres dans le département, non pas, parce qu'ils étaient prêtres et pour gêner la liberté des cultes, mais parce qu'ils m'ont été dénoncés par les administrations de

|I) Rcuis i)RHli(irli(-s rhiil le lils il'dii aiii'iitn nolniro d'Amis, (|iii iivail (-poiisé

en IM-(-lllll|l'M nocns IIMl* llllllr i\0 l<l)lM!S|li(!ri'C.

(2) C'eut I«> conventionnel lAiiichet, qui, le 9 thermidor, proposa le décret il'occuBatlon contre Robespierre.

district, de municipalité et le comité de surveililance réuniis co.mme des prêtres fanatiques, turbulens, cherchant à égarer l'opinion et à atténuer l'énergie et la pureté des principes révolutionnaires. J'envoie dix des plus coupables au Comité de Sûreté générale qui sans doute Les fera pasiser au tribunail révolutionnaire. Toutes les fois que j 'ai parlé en public, j'ai eu l'attention de ne point parler de la religion ni des prêtres, je n'en prenais 'pas moins des informations contre eux. Cent vingt contre-révolutionnaires, parmi lesquels se trouvent vingt-trois voleurs insignes de biens nationaux sont arrêtés dans le déparlement et presque tous envoyés au Comité de Sûreté générale. Tu vois, mon cher collègue, que j'ai assez bien purgé ce département et qu'il ise souviendra de la persécution qu'il a voulu faire éprouver aux patriotes. Tant de coups portés aux conspirateurs et aux fripons vont me susciter bien 'des ennemis. La calomnie va m'attaquer, je suis en état de répondre à tout et les patriotes sauront me défendre ou au moins ne pas me juger sans m'entendre.

Salut et fraternité. Levasseur de la Sarthe.

J'ai envoyé hier au Comité de Salut public une très forte dénonciation contre Junius Hambourg, dénoncé avec Bauche, et que tu avais fait mettre en arrestation. Je ne t'en parle que parce que j'ai été témoin d'une vive discussion qui a eu lieu à ce sujet au Comité.

(Bibliiilli. de Nantes. — Collectio!! Dugast-Matifeux, n" 153).

CDLXVII

Labenette (1) à Robespierre (5 thermidor an II)

Accablé de malheur et de misère, il demande à Robespierre de lui accorder un entretien. « Qui sait ? Peut-être que je t'apprendrai ce que tu ne sais pas. »

(A. N. F-7/4435. — Courtois, XVI, 113. — Papiers inc-dits, II, 128.)

(1) Ancien directeur du Journal du Diable.

CDLXVIII

Fernex, juge de la commission d'Orange, à Robespierre

(1" fructidor an II) (1)

Les jugos s'attaquent surtout aux gens d'affaires, aux prêtres, aux nobles. Aux reproches de Robespierre sur son rôle à Lyon, dans la précédente commission, il assure qu'il était plutôt le défenseur que le juge de ceux qui pouvaient avoir agi par erreur, seuLs ceux qui persécutaient les patriotes ont péri. « Permets-moi cette petite justification, car il me serait bien dur d'être connu de toi pour autre que je suis. »

{Papiers inédits, I, 193-195.)

(1) Cette date eat vralaeinblablement Inexacte". L'arrestation et la mort de RebcHpIon-e durent ^tre connues h Oranere vers le lT-18 thermidor. On comprend (ui«i Courtois nit omis cette lettre à la suite de son rapport, car l'auteur «e Justine auprfts do Robespierre qui lui avait reproché sa dureté.

Il nous faut sans doute lire l" thermidor. I^a nomenclature révoluUonnalre des mois éUiIt encore peu familière. Fernex aura confondu.

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