‹ Œuvres complètesChapitre 27 sur 106 · AU ROY FRANÇOIS V · texte numérisé non relu

AU ROY FRANÇOIS V

ENTRE le ciel et l'humaine nature Un gros débat s'est meu ces jours passez. Le ciel prétend que le Roy, par droicture, Doit estre sien, et dict que c'est a?sez Vivre icy peu, pour ailleurs tousjours vivre. Tel jugement nature ne veult suivre; Mais veult garder un thrésor si parfaict, Que pour chef-d'œuvre en ce monde elle a mis, Aimé des siens, craint de ses ennemis.

Mais Dieu, qui peut le faict et le deffaict, Voyant l'ennuy auquel estions soubsmis, Pour appaiser leurs débats en effect, Nous l'a laissé et au ciel l'a promis.

I. Le roy venoit d'être malade quand le poète lui a adressé ce treizain. Marot a aussi fait des vers en pareille circonstance. p. b.

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