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J'ay veu ensemble, en un corps, sur la terre, Tout le plaisir des beautez angéliques ; J'ay veu deux yeux et un corps qui, sans guerres. Cçeurent mesler les honnestes praticques De doux regards et i)ensées pudicques ; Dedans un corps de tendre qualité J'ay veu les biens de Timmortalicé, Tant que tout l'heur d'autre Dame estimée. Prcs cestc-cjf, semble la vanité D'une froide ombre et songe de fumée.
ii.AS ! ce n'est ne le vent ne la mer Oui le travail de vos amis augmente ;
Plus tost seroit la tcmpeste d'aimer, Oh les souspirs sont le vent et tourmente A mon esprit, qui se plaint et lamente Pour n'cstre au lieu dont l'absence nous dcult Si Ccluy-là, qui tout sçaitct tout peult, Ne nous rend tost, mesdames, où vous estes,
Nous en serons (et la raison le veult) Aussy marris^ que vous estes honnestcs.
1. Le poëte faisant quelque voyage sur mer, loin des dames de la cour, prétend que les vents et les flots ne sont rien auprès de ses soupirs et de ses larmes.