‹ Œuvres complètesChapitre 55 sur 106 · I08 ŒUVRES POÉTIQUES DE S.-GELAYS · texte numérisé non relu

I08 ŒUVRES POÉTIQUES DE S.-GELAYS

Je VOUS supply n'cstrc envers moy si dure Que d'espargncr un bien peu d'escripture A me respondre, et me faire sçavoir Oue cognoissez au moins le mien devoir, Et qu'en ce monde à aultre je ne suis Fors qu'à vous seule, et que jamais ne puis Nul plus grand bien désirer ou eslire, Si non que vostre il vous plaise me dire. Ccluy qui n'a en ce monde aultre envie Qu'un doulx tourment soit joinct avec sa vie.

1. Malgré quelques taches, cette pièce peut compter parmi les bonnes de Melin. p. b.

2. Q ui ont de la mémoire tant que leur profit, etc. ; la phrase est assez louche. e. p.-b.

3. On diroit aujourd'hui : qui ne s'est point fourvoyé, p. D.

4. Allusion empruntée aux usages de la cour où les gentilshommes faisoient leur service auprès du roi, soit par semestre, soit par quartier ou trimestre.

5. Comme nous l'avons noté ailleurs, si est employé pour aiiisi. C'est le sic des Latins ou le si des Italiens. Nous disons encore : si fait et je vous affirme que si! p. d.

6. II y a ici de vagues réminiscences de plusieurs poètes anciens, notammentde Virgile : Ecl. I, v. 69 et suiv. E. P.-B.

7. Il règne, dans cette pièce, un ton réservé qui fcroit supposer que ces vers s'adressent à une personne d'un rang élevé. S'agiroit-il de la grande Marguerite, tant aimée de Marot, ou de la sœur de Henri II, pour qui Ronsard et d'autres éprouvèrent tant de sympathie et un enthousiasme plus que poétique ?

VERS IC^QEDITS

Extraits du manuscrit fr. 885 de la Bibliothèque nationale.

La description de ce beau manuscrit a été donnée :. I, p. 46.

Ainsi que nous le verrons un peu plus loin, il doit ître environ de l'année i555. Les vers qu'il contient sont très-supérieurs à ceux du manuscrit précédent. Le talent de Mclin avoit acquis toute sa maturité.

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