‹ Œuvres complètesChapitre 94 sur 106 · X \^ II I · texte numérisé non relu

X \^ II I

O quel regret à ceux de départir

Où ferme amour ne peut estre offensée !

Laquelle vient toutes-fois nous partir

Joye et douleur en secrète pensée.

Il est bien vray que pas n'est compensée

La joye au mal que chacun de nous porte ;

Mais seure foy de tant nous reconforte

Qu'il n'y a temps, longue absence ou demeure

Qui puisse clore à nos désirs la porte;

Car sans nous voir, nous voyoïis à toute heure.

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