‹ Œuvres complètes ... Méthode d'équitationChapitre 38 sur 209 · RÉFLEXIONS SUR LA DIVISION DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS SUR LA DIVISION DU TRAVAIL

Je Tiens de développer tous les moyens à employer pour compléter Téducation du cheTaL

J'ai défiûi le plus succinctement possible les principes qui doivent amener promptement le cheval à la dispoâtion du cavalier, le rendre gracieux et précis dans ses iQOUvements ; augmenter ses forces physiques et développer son intelligence ; je crois avoir beaucoup dit en peu de mots ; je ne me suis préoccupé que des effets qui eipliqaent les causeSf évitant de descendre à cette multitude de minutieux détails qui réduisent de grandes et belles choses à de fort agréables petits riens.

Dans les éditions précédentes, je donnais une division méthodique du travail; j'ai reconnu que cette prescription pouvait induire en erreur ceux de mes lecteurs qui négligeraient d'apprécier les dispositions physiques et morales de leurs chevaux, pour s'attacher à la lettre du livre. Je me borne donc à donner ici quelques réflexions

qui pourront guider le cavalier dans le temps plus oa moins long qu'il devra consacrer à tel ou tel travail.

On dégoûte un jeune cheval en le tenant trop longtemps sur des exercices qui le fatiguent, d'autant plus que son intelligence est moins préparée à comprendre ce qu'on veut exiger de lui. Je conseille de donner demi leçons d'une ]demi-heûre par jour, parce que, selon moi, un intervalle de vingt-quatre heures entre chaque leçon est trop long pour que l'animal puisse bien se rappeler le lendemain ce qu'il avait compris la veille.

Pour établir Tordre du travail, il est bien entendu qu'il faut se baser sur les dispositions des chevaux en général. Un écuyer, doué de quelque tact , comprendra bien vite les modifications qu'il devra apporter dans l'application, suivant la nature particulière de son élève. Tel cheval, par exemple, exigera plus ou moins de persistance dans les flexions; tel autre dans le reculer; celui-ci, froid et apathique, nécessitera l'emploi des attaques avant le temps que j'ai indiqué. Tout ceci estuie affaire d'intelligence ; ce serait offenser mes lecteurs que de ne pas les supposer capables de suppléer aux détails qu'il est d'ailleurs impossible de préciser. On comprend facilement qu'il existe des chevaux irritables et mal constitués, dont les dispositions défectueuses ont été empirées par Finfluence d'une mauvaise éducation première. Avec de tels sujets, on devra mettre nécessairement plus de persistance dans le travail des assouplissements et du pas.

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