‹ Œuvres complètesChapitre 158 sur 323 · CHANT VIII · texte numérisé non relu

CHANT VIII

A notre approche, lanimal leva un grouin tout souillé d'immondices et de boue, dont l'aspect seul me fit bondir le cœur.

Et comme je lui étais connu depuis longtemps, il se tourna vers moi en me montrant les dents, tandis que le reste de son corps demeurait immobile.

Je lui adressai alors la parole du ton le plus affable : Dieu te donne un meilleur sort, lui dis-je, «si tu le désires; Dieu te conserve celui «dont tu jouis , si tu en es satisfait.

«Si tu voulais t'entretenir un moment avec « moi, j'en aurais bien du plaisir, et pour peu que « tu le veuilles, il ne tient qu'à toi de te satis- « faire.

« Et si je te parle librement et d'une manière «ouverte, c'est avec la permission demacon- «ductrice, qui m'a indiqué ce chemin que per- « sonne ne fréquente.

« Les dieux m'ont accordé cette faveur inap- «préciable, qu'elle n'a pas regardé comme une

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