‹ Œuvres complètesChapitre 213 sur 323 · TRÉS-MAGIVIFIQIJES , TRÈS-HAUTS ET TBÉS- RESPECTABLES SEIGNEURS · texte numérisé non relu

TRÉS-MAGIVIFIQIJES , TRÈS-HAUTS ET TBÉS- RESPECTABLES SEIGNEURS

A la seizième lieure j'ai écrit à vos très-hautes seigneuries, et je leur ai renvoyé le même courrier qui était venu m'annoncer l'enlèvement du commissaire par les Suisses, afin qu'il pût vous répéter de vive voix ce qu'il m'avait appris, parce que , n'ayant rien autre chose à vous mander, je n'osais vous écrire exprès sur cet événement. Nous voilà à la vingtième heure, et je n'ai rien su de plus positif; seulement il y a quelques instants que Pierre Pucci est revenu avec un autre courrier : il m'a dit de vive voix que le commissaire avait été mis en liberté: mais il n'a pu m'apprendre aucune particularité. Il a ajouté qu'on lui avait recommandé au camp de faire arrêter les vivres à Cascina, parce quu l'armée doit se porter demain surSan-Giovann;' alla-Vena. Gomme je n'ai eu là-dessus aucune autre certitude, je ne l'aurais point écrit à vos seigneuries, s'il ne me paraissait dangereux de laisser ce lieu , dont elles connaissent l'imjwrtance

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