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retards que vous élicz obligés d'apjwrter au pavement d'une partie des sommes réclamées. J'ajoutai que si votre inaltérable fidélité, vos droits, les conventions faites, les mauvais procédés des Lucquois pouvaient décider le roi à vous remettre Pietra-Santa, celte marque de bienveillance ranimerait votre courage, enflammerait les Florentins de la plus vive ardeur pour le service de Sa Majesté, leur rendrait assez déconsidération pour arrêter tous les projets du pape et des Vénitiens contre leurs États et leur liberté. Je développai ces idées au tant que la matière me le permit et que le cardinal voulut bien m'enlendre. « Il est vrai,» me répliqua ce ministre, «que la seigneurie avoue la dette «et fait en ce moment remettre dix mille ducats «à Milan ; mais le roi, qui se trouve gêné par les « avances qu'il a faites pour vous, n'est point con- «tent de cet à-compte, et sans l'entier payement «il n'y a aucune réponse favorable à espérer pour «vous ni pour votre ambassadeur. » Gomme il m'en laissait le loisir, je lui montrai assez au long que ce mécontentement du roi était peu fondé s'il existait réellement , parce que Sa Majesté devait avoir moins d'éj^ard au désir de recouvrer ce qui lui revenait qu'aux sentiments qui obligent un père ù agréer les efforts de ses enfants lorsqu'ils sont proportionnés, sinon à leurs vœux, du moins à leur pouvoir. Son Éminence se contenta de répondre à tout ce que je pus lui dire que le roi avait besoin de cet ar» gent pour la solde de ses troupes en Lombardie; m«is que si les seigneurs d'Aubigny et deChaumont, gouverneurs de Milan, pouvaient vousaccorder un délai de quelques mois, il y consentirait volontiers. Je fis observer que ni vous ni moi ne devions nous attendre à une semblable réponse, et que je ne prendrais pas sur moi de vous la communiquer, bien persuadé qu'en vous privant de tout espoir elle vous jetterait dans le découragement, et nuirait aux intérêts de Sa Majesté ainsi qu'à ceux de la république, pour laquelle j'en obtiendrais sûrement une autre [)lus digne de sa fidélité et de ses services envers la l'rance. Ne pouvant rien gagner de plus auprès de ce ministre je le quittai, et me rendis dans cette même matinée chez le roi auquel je lins le même langage, en lui dépeignant avec les couleurs les plus vives votre attachement invariable , votre envie de le satisfaire , la nouvelle
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preuve de bienveillance qu'il pouvait vous donner si aisément, et l'impossibilité oii vous étiez d'acquitter sur-le-champ la totalité de cette somme; en un mot, je n'omis rien de ce qui me sembla conduire à mon but : il serait fastidieux pour vous d'en entendre encore le récit. Je n'obtins de ce prince que les plaintes ordinaires, auxquelles je fis des réponses infructueuses. Lorsque nous fûmes à Tours je m'abouchai avec un ami qui a coutume de m'instruire de beaucoup de secrets de la cour de Rome relativement à ses intelligences avec les Vénitiens. Il me prévint que l'ambassadeur français à Venise , gagné par celui du pape, avait assuré le sénat qu'il savait par différentes personnes dignes de foi que les Florentins, les Bolonais, le duc de Ferrare et le marquis de Mantoue s'étaient ligués sous le prétexte de défendre leurs États, mais dans la réalité pour s'armer contre le roi de France dans le cas où l'empereur ferait quelque tentative en Lombardie , projet dont le sénat devait être instruit, pour en informer un prince auquel il avait tant d'obligations, etc. La réponse des Vénitiens fut que cette ligue leur paraissait vraisemblable, parce que les confédérés s'armaient et se plaignaient de la France; qu'ils en écriraient à leur ambassadeur dans cette cour afin qu'il en informât le roi. Cet ami m'apprit encore que l'ambassadeur du pape auprès de Sa Majesté Très-Chrétienne avait ordre de lui assurer la même chose, et de lui représenter qu'en rétablissant Pierre de Médicis dans Florence et en donnant à cette ville un gouvernement conforme à ses vues, elle préviendrait le danger, ôierait à Ferrare, Bologne et Mantoue leur c.hef , et mettrait fin aux complots qui se tramaient. Il devait ajouter que ladignitéde car. dinal dont l'un des Médicis était revêtu obligeait le souverain pontife à seconder, sur sa demande, le désir qu'il avait de rentrer dans sa patrie ; qu'il suffisait à SaSainteiéqueleroirestàtneutre, l'appuyât de son consentement, retirât son amitié aux Florentins et sa protection aux autres; qu'alors elle saurait bientôt, avec ses forces et celles que lui fourniraient les Vénitiens, priver Jean Bentivogli de ses États, rétablir Pierre dans Florence et soumettre Ferrare ainsi que Mantoue. Pour donner du poids à cette entreprise, Sa Majesté serait seulement suppliée de joindre à son assentiment quelques centaines de lances,
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qui se rendraient sur les confins du Bolonais , tandis que les Vénitiens feraient de leur côté tes mouvements nécessaires. «Tous ces projets,» ajouta mon ami, «ont été proposés: on sollicite «avec instance l'agrément du roi, et c'est dans «cette vue que l'on a fait sortir Pierre de Médicis « de France pour se rendre à Pise, afin de l'avoir « sous la main. » Lorsque j'eus reçu ces renseignements, qui me parurent très-probables d'après la conduite du pape, je jugeai à propos d'en dire quelque chose au cardinal. Ayant saisi le moment, sans nommer en particulier à ce ministre ni le pontife ni les Vénitiens, je me plaignis en général de la malignité de vos ennemis, qui espéraient pouvoir persuader à Sa Majesté que les Florentins cherchaient à s'éloigner d'elle. Je fis observer que, sans recourir à l'expérience du passé et du présent, pour détruire des calomnies aussi peu fondées qu'indécentes, il suffisait de montrer combien il était invraisemblable que vous pussiez compter sur le secours de l'empereur, qui n'avait pas même su défendre le Milanais regardécomme l'un de ses États, et vous exposer à-l'inimitié d'un roi dont vous aviez tâché d'acquérir la bienveillance par tant de dangers et de sacrifices pécuniaires.» Comment,» ajoutaije, (des Bolonais et les Ferrarais pourraient-ils «compter sur une autre puissance, leur position «les obligeant à se conformer aux volontés des «souverains du Milanais, l'un par la crainte des «papes, l'autre par celle des Vénitiens? Sa Ma- «jeslédoitdoncse méfier des ennemis cachés qui «méditent la ruine de ses amis dans la seule vue «d'augmenter leur pouvoir et de l'expulser plus «facilement d'Italie. A l'exemple de ceux qui ont «voulu dans les temps passés conserver une pro- «vince étrangère après l'avoir conquise, elle doit «affaiblir ceux qui sont puissants, traiter avec «bonté ceux qui sont soumis, ménager ses alliés, « et être en garde contre ceux qui veulent rivaliser «avec elle. Il lui est aisé de reconnaître que ce «sont les mêmes qui ont toujours été jaloux de «son autorité, et non les Florentins, les Bolonais «et les Ferrarais.» Après m'avoir entendu avec patience, le cardinal me répondit que le roi était très-prudent, qu'il savait écouler beaucoup et croire peu, qu'il laissait tout dire et n'ajoutait foi qu'à ce dont la vérité était bien reconnue, '«De plus,» me dit-il, «outre les lettres envoyées «précédemment à Rome et à Milan après que
«vous m'eûtes parlé de cet objet, on a encore « écrit il y a trois jours en votre faveur, et d'une «manière très-pressante. Il est vrai que le sei- «gneur d'Allègre, à la tète de cent lances, a été «autorisé à se joindre au ducde Valentinois dans «la Romagne, mais avec injonction de ne point «perdre de vue ce qui vous concerne. Lorsque «son ambassadeur sera arrivé la seigneurie verra «que Sa Majesté est fidèle à ses engagements, «pourvu qu'elle n'y manque pas elle-même, et «qu'elle fasse sur le payement désiré des propo- «sitions plus satisfaisantes. » Robertet me parla depuis dans le même sens, en m'assurant qu'aucune résolution préjudiciable à nos intérêts ne serait prise ni favorisée par le roi, à moins que l'on y fût entraîné par nos divisions et les ennemis intérieurs de notre liberté, ce dont la seigneurie devait se méfier. Il me fut facile de vous justifier sur ces prétendues mésintelligences, dont il est essentiel de leur ôîer l'idée, car l'opinion seule en serait aussi funeste ici que la réalité dans Florence.
Je n'ai point d'autres nouvelles à vous mander, car Ton ne s'explique point sur le but de l'ambassade allemande qui se trouve ici; on remarque même ceux qui ont des liaisons avec ces envoyés ou qui témoignent trop de curiosité à leur égard. Pendant que je vous écrivais cette lettre j'en ai reçu une de Pierre-François Tosinghi, en réponse à plusieurs que je lui avais adressées quoique je ne susse pas si elles lui parviendraient : il m'apprend qu'il est arrivé à Lyon le 12 et qu'il se remettra en route le 15. Je l'attends avec impatience. Fasse le ciel qu'il soit plus heureux que ceux qui ont été chargés avant lui dune semblable mission!
Nicolas Macchiàvelli.
Tours, le 21 novembre 1500
LETTRE XXVn.
MAGNIFIQUES SEIGIVEtJRS ,
J'ai répondu le 21 du courant à votre dernière, et vous ai pleinement informés des observations du roi et du cardinal sur votre réponse à Edouard Buliot. Je vous ai ensuite retracé la marche suivie par le pape et les Vénitiens pour inspirer contre nous des méfiances à Sa Majesté, et les réflexions que le cardinal m'avait
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faitesà ce sujet. Quoique je n'aie rien de nouveau à vous apprendre, je crois devoir profiter du dcp.irl de quelqu'un qui se rend en Italie pour vous instruire de ce qui s'est passé depuis. Jélais peu satisfait de ce que l'on m'avait dit touchant votre délibération sur les remboursements réclamés par le roi. De plus, le bruit courait ici que le duc de Valontinois avait occupé le Val-di-Laniona ot qu'il espérait .s'emparer bientôt de Faënza. J'avais appris outre cola que Pierre de Médicis était à Pise; qu'un député des Lucqiiois arrivé ici avait ordre de payer sur-Ie-clianip ;"\ Sa Majesté dix mille ducats si on voulait leur rendre Pielra- Santa. Informé aussi que MM. de la Palisse et Cliastilion avaient été envoyés à Pise par la reine en qualité de gouverneurs, je me décidai d'après tous ces renseiiynements à me préscMiter auprès du roi. Je renouvelai tous mes efforts pour convaincre ce prince que vous n'aviez pu faire à Buliot u;ie réponse plus satisfaisante, étant épuisés par les dépenses précédentes et par celles que vous rendait indispensables le voisinage de l'armée victorieuse du duc de Valent inois qui vous menaçait continuellement, moins avec ses forces qu'avec celles de Sa Majesté du nom de laquelle il se prévalait, ce qui aurait des suites fâcheuses pour vous si elle n'avait la bonté, de les prévenir. Le roi répliqua sur-le-champ: «Nous «avons écrit deux fois A nos lieutenants en Italie «de marcher sans délai contre le duc de Valcnti- «nois, s'il faisait quelques tentatives contre les «Florentins ou les Bolonais: vous pouvez donc «demeurer sans inquiétude à cet égard, a II revint ensuite aux plaintes ordinaires. Quant à ce que je lui avais dit de Pise et des Lucquois, il se contenta de me répondre en général que nous n'avions pas f.iit ce payement au temps marqué dans les conventions, et que nous ne voulions pas le faire aujourd hui de manière à le lui rendre utile. Toutes mes observations furent infructueuses ; je craignis même d'avoir abusé de la patience de Sa Majesté. Comme je concluais en annonçant que votre ambassadeur arriverait sous deux jours, elle reprit : «Ce sera peut-être «un peu tard.» Ayant quitté ce prince , j'allai
trouver et m'entretins avec lui de
tout ce que je viens de vous écrire. Il me dit qu'il était faiix que M. de la Palisse eut été envoyé à Pise ; et que si Pierre de Médicis se trou-
vait dans cette ville ce n'était point, par ordre de la cour, mais sur l'invitation dn duc de Valenlinois, qui désirait tenter en faveur de ce Médicis quelque chose qui plit seconder ses vues personnelles. Après m'avoir assuré que le roi avait écrit trois fois, ou même plus, à ses lieutenants de nous défendre, il ajouta sous le secret que Sa Majesté voyait avec peine les succès du duc de Valent inois. Par rapport aux Luc(|uois, il me dit qu'ils faisaient tout ce qui dépendait d'eux pour recouvrer Pietra-Santa, offrant dix mille ducats, ou même une somme plus considérable, et que nos retards au sujet du payement demandé devaient nous faire craindre les effets du méconienieinenl de ce prince. Sa conclusion généiale sur les réponses que je crus convenables fut que, d'après son propre jugement et les dispositions manifestées par le roi et le cardinal à votre égard , il lui paraissait certain que cette puissance, si vous saviez en user avec elle comme vous le devez, soutiendrait toujours votre cause. Là -dessus nous nous séparâmes. Je désire vivement l'arrivée de l'ambassadeur, afin que l'on voie quelle tournure prendront nos affaires et que l'on puisse s'en former une idée plus juste. Permet tez-moi seulement de vous renouveler une observation dont il vous a été parlé fort au long dans les premiers temps de notre .séjour ici. Je n'y suis plus revenu, soit pour ne point paraître trop présomptueux, soil parce que la seigneurie a auprès d'elle plusieurs de nos concitoyens qui sont remplis de prudence et plus versés que nous dans la connaissance de ce! te cour. Cette observation porte sur la nécessité de .se procurer ici quelque ami, quelque protecteur, comme le pratiquent tous ceux que des affaires y appellent. Je ne doute point que votre amba.ssadeur ne soit Uiuni de tout ce qui convient à cet égard. Soyez convaincus que s'il ne donne pas, au moins à Robertet, quelques preuves sensibles de votre reconnaissance, il n'obtiendra pas même l'expédition d'une lettre ordinaire.
L'ambassade de l'empereur , composée de Phili[)pe de Nassau et de deux autres simples gentilshommes, eut hier du roi sa première audience, à laquelle assistèrent le cardinal d'Au)bu'.se, les seigneurs de laTrémouille et d'Aubigny , le grand chancelier, le maréchal de Gié, le prince' d'Orange, le marquis de Rothelin et
LÉGATION A LA G
M. de Clari, avec les envoyés de Rome , de Ma- ] drid et de Venise, ainsi que trois ou quatre gentilshommes italiens. Elle ne fit d'abord que des propositions jjénérales tendant à prouver que l'empire ref^ardait comme nécessaire l'armement de toute la chrétienlé, pour opposerune dijTue à la fureur des Turcs qui menaçaient la république chrétienne et dont ils enlevaient ehacjue jour quelque lambeau. Ces députés ajoutèrent qu'ils étaient envoyés pour conclure la paix entre l'empereur et le roi de France, parce que cet armement ne pouvait avoir lieu si ces deux chefs de la chrétienté n'étaient pas unis. Ils ne parlèrent dans leur discours que de cet ot)jet , et ils le firent dans les formes et avec les termes usités en pareille cérémonie. Aussitôt qu'ils furent sortis de celte première audience Sa Majesté nomma, pour traiter avec eux de la paix, le cardinal d'Amboise, le grand chancelier, monseigneur de Bourbon et le maréchal de Gié. Cette négociation doit être terminée dans la semaiue. On dit que ce prince partira ensuite pourBlois; mais on ne parle point du voyage de Lyon.
Nicolas Macchiavelli.
Tour.s, le 24 novembre 1500.
LETTRE XXVIII
niAGniFIOGES SEIGNEURS,
J'ai reçu des lettres du conseil des Dix en réponse à plusieurs de celles que je vous ai écrites. Comme je lui ai fait part de tout ce que je savais touchant nos affaires, il me paraît inutile de vous le répéter. Le but de celle-ci est de vous réitérer l'expression de mes sentiments respectueux. Je veux aussi vous parler de l'affection que je porte à. Iules Scurcigliato, Napolitain: elle est fondée, non sur des services qui me soient personnels, mais sur ceux qu'il a tâché de rendre à notre république avec un tendre et vif empressement. Je crois en conséquence devoir le recommander à la seigneurie et la supplier, si elle ne veut pas se faire accuser par toute cette cour d'in-
^ Celte lettre est Rdrpssf^e aux Dix de la liberté, magistrature qui venait d'fitre rétablie.
OLR DE FRANCE. 223
gratitude envers un défenseur, qu'elle est intéressée d'ailleurs à conserver, de l'aider de tous ses moyens, et de contribuer au succès de son affaire avec les héritiers de Pierre-Antoine Bandini. Lorsqu'il apprit il y a trois jours qu'il avait été rendu contre lui une sentence inhibitoire, il en fut tellement indigné (jue, si je ne me fusse pas trouvé présent, il ahait en grande hâte faire retentir la cour deses plaintes sur l'injustice dont il se croyait victime. Il a plus d'un grief : il se plaint , P de ce que la seigneurie a renvoyé à l'Ordinaire une cause qui devait se juger sommairement ; 2° de ce que les lenteurs de ce tribunal ont donné le temps ii ses adversaires de former des oppositions; 3° de ce que la femme a clé mise hors de cour; 4° de ce que l'on a ôté l'espoir à ceux qui veillaient dans Florence à ses intérêts, et peut-être ù lui-même, de pouvoir obtenir par cette voie ce qui peut lui revevenir ; enfin il est fort mécontent de ce que ses parties adverses l'ont traité dans leur opposition de marchand et d'usurier , lui qui ne réclame que son propre capital et abandonne foutes les rentes qui peuvent être dues. Si je ne suis point instruit de celte discussion, du moins je vois, clairement, magnifiques seigneurs, que, dans la position incertaine et délicate où vous vous trouvez avec la France , peu de personnes peuvent vous être utiles, mais toutes peuvent vous nuire. Il me paraît donc convenable, et même absolument nécessaire, de ménager ce Scurcigliato et d'entretenir ses espérances. Si vous ne le faites point, à la première lettre qu'il recevra de votre ville il remplira cette cour de ses ressentiments. En se déchaînant contre vous il sera cru plus facilement que lorsqu'il faisait votre éloji^e. Cet homme jouit de quelque crédit; il a de la loquacité et de la hardiesse; il est importim, terrible, et ne connaît point de mesure dans ses emportements : aussi est-il à craindre dans toutes ses entreprises. L'amour de la pairie et le désir du bien m''ont engagé à vous soumettre ces observations: la seigneurie voudra bien m'excuser, et elle se conduira sûrement avec la bienveillance et la sagesse qui lui sont ordinaires.
Nicolas Macchiavelli.
Tours, le 24 novembre lâûO.