‹ Œuvres complètesChapitre 28 sur 323 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

CALLIMACO, SIRO

CALLIMACO. HclMSiro!

SIRO. Monsieur ?

CALLIMACO. Approche.

SIRO. Aie voici.

CALLinuco. Prends ce gobelet d'argent qui est dans l'armoire de ma chambre et qui est couvert d'un morceau d étoffe , apporte-le-moi ; et prends garde surtout de le répandre en chemin.

SIRO. Tout à l'heure. (H sort.) .

CALLinuco. Voilà dix ans que ce garçon-là est à moi et il m'a toujours servi fidèlement : je puis me fier encore à lui dans cette occasion.

J'attends que Ligurio revienne ave. 'le moine, et il dit bien vrai celui qui dit qu'il est cruel d'attendre. Quand je pense oii je suis maintenant et où je pourrai être d'ici à deux heures, je maigris de dix livres par minute , dans la crainte où je suis qu'il ne survienne quelque chose qui traverse mon projet. Si cela arrivait, cette nuit serait la dernière de ma vie; car je me jetterais dans l'Arno, je me pendrais, je me précipiterais par la fenêtre, ou je me donnerais un coup de poignard sur sa porte; enfin je serais capable de tout pour me débarrasser de la vie. Mais j'aperçois Ligurio; c'est bien lui. Il amène avec lui un pauvre diable qui me paraît boiteux et bossu : c'est certainement le moine travesti. 0 moines! moines! Connaissez-en un, vous les connaissez tous. Quel est cet autre qui les aborde? 11 m'a bien l'air de Siro, qui a déjà fait .son message au docteur. C'est lui en effet. Attendons-les id pour nous concerter avec eux.

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