‹ Œuvres complètesChapitre 293 sur 323 · LETTRES AU NOM D LETTRE VI · texte numérisé non relu

LETTRES AU NOM D LETTRE VI

. l'raiicesco Bkamanti , podestà de Cascina , près Pise.

Nous ne doutons point qu'il ne soit venu à ta connaissance que , pendant la p,uerre de Pise et avant que cette république fût rentrée sous noire puissance, une foule d'habitants de la campafïne et du district de Pise, qui se trouvaient dans ce pays, ont souffert des nombreux pillages et des fréquents assassinais dont ils ont été victimes pendant tout le temps qu'a duré cette guerre, de manière que la majeure partie d'entre eux ont été ruinés. Nous avons appris tout récemment que les habitants de la Poteslena de Cascina sont de nouveau inquiétés par les gens de son tiibunal, et sont recherchés pour dettes contractées par eux antérieurement à l'année 1494. Il est évident que s'ils sont exposés à de telles vexations pour des dettes d'une date aussi ancienne, ils se verront forcés de quiiter le pays, s'ils n'ont d'autre alternative que de piyer ou de mourir en prison. Notre sérénissime république , loin d'avoir conçu un semblable désir, n'a rien de plus à cœur que d'empêcher ces citoyens de quitter le pays. En conséquence, nous voulons et te commandons, si quelque créancier des habitants de la Potesteria de Cascina en appelait à ton tribunal pour le payement de dettes contractées avant l'année 1494, d'examiner avec la plus sévère attention quelle est la nature de ces dettes, et, d'après, ce qu'il t'en semblera, de prêter, autant queîu le pourras sans blesser 1 "équité , l'appui de la faveur aux habitants de Cascina; ayant surtout pitié de leur pauvreté et des malheurs dont ils ont été victimes, afin de les engager, le plus qu'il te sera possible, à ne pas quitter le pays.Tuconnais nos intentions : efforceloi de servir ces malheureux autant que tu le jugeras convenable à leurs besoins. Benè vale. 27 augusii 1510. }

LETTRE VII

A Raflaello Aivtenoei, vicaire de la République , ]

à Certaldo. I

Dans les circonstances où nous nous trouvons, j quoique rien n'annonce une guerre immiaente, I néanmoins , dans la vue de pourvoir ù notre :

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