LETTRES AU NOM
aux frais de la paille des soldats, et à d'autres dépenses extraordinaires de ladite commune, lis disent pour leur défense qu'en vertu de la loi qu'ils invoquent ils ne sont point tenus à ces fournitures : ils en réclament l'entière exécution, attendu qu'ils ne seraient point venus s'établir dans le pays de Pise sans la loi dont il s'af;it, et sans le privilège qu'elle accorde à ceux qui viennent habiter ledit pays.
En conséquence, nous te prescrivons qu'aussitôt que cette lettre t'aura été remise par ceux qui se plaignent d'avoir été illégalement imposés, tu fasses venir devant toi les membres du conseil de la commune de Fabrica ; que tu examines la loi et que tu la fasses scrupuleusement observer, restituant A tous, et à chacun en particulier, les impositions dont ils auraient été grevés en contravention avec la teneur de cette loi, sans leur faire payer de frais; parce que nous entendons que quiconque viendrait s'établir dans le pays de Pise jouisse pleinement pendant vingt ans du privilège de ladite loi, afin de repeupler ce pays en y attirant le plus d'habitants qu'il est possible. Conduis-toi de manière que nos ordres reçoivent leur exécution. 18 febr. 1510(1511).