LETTRES FAMILIERES LETTRE XXV
A Francesco Vettori.
Votre lettre du 20 m*a tout à fait déconcerlé : l'ordre des idées, la multitude des raisonnements, et tout ce qu'elle renferme de remarquable, m'ont tellement élourdi, que j'en suis resté d'abord confondu et découragé : et si je ne me fusse rassuré un peu en la relisant , j'allais la jeter dans mes cartons, et je vous répondais sur un tout autre sujet. Mais à force de me familiariser avec elle, il m'est arrivé ce qui arriva au renard quand il aperçut le lion : la première fois il fut sur le point de mourir de peur, la seconde il s'arrêta, la troisième il entra en conversation avec lui. Ainsi donc, ayant repris courage avec votre lettre, je vais vous répondre.
De tout ce que vous me dites de l'état des choses de ce monde, voici la conclusion que je tire : c'est que nous sommes aujourd'hui gouvernés par des princes qui, naturellement ou accidentellement , ont les qualités suivantes : Nous avons un pape sage, grave et respecté, un empereur léger et changeant , un roi de France irritable et craintif, un roi d'Espagne brouillon et avare, un roi d'Angleterre riche, audacieux et avide de gloire ; nous avons des Suisses brutaux, victorieux et insolents; et, quant à nous autres Italiens , nous sommes pauvres , ambitieux et avilis. Pour ce qui est des autres princes, je ne les connais pas. De sorte que , tout cela considéré, et voyant les événements qui couvent en ce moment, je crois à ce moine qui criait : Pax ! pax ! et non erit pax ! Et tout projet de paix, autant le vôtre que le mien, me présente de grandes difficultés. Si vous persistez à soutenir qu'il y en a davantage dans le mien, à la bonne heure; mais je veux que vous m'entendiez patiemment vous dire , et en quoi je pense que vous êtes dans l'erreur, et en quoi il me paraît certain que vous y êtes.
D'abord, ce dont je doute, c'est que vous ayez raison de réduire si tôt à rien le roi de France, et de tant exalter le roi d'Angleterre. Je ne puis croire que le premier n'ait pas plus de dix mille hommes d'infanterie, lorsque sans recourir aux Allemands il peut en lever dans ses Étals un grand nombre, qui, s'ils ne sont pas aussi aguerris que les Allemands, le sont du moins autant que les Anglais. Ce qui me
confirme dans mon opinion, c'est de voir que le roi d'Angleterre, venu avec tant d'ardeur à la tête d'une armée aussi formidable, et enflammé d'un si grand désir de détruire son ennemi, n'ait pu parvenir encore à s'emparer de Térouenne , place qui ne vaut pas mieux que celle d'Empoli , et qui devait être emportée à la première attaque, surtout dans un temps oii les troupes agissent avec tant d'impétuosité. Cela seul me suffit pour ne pas tant craindre l'Angleterre, et ne pas faire si peu de cas de la France. Je suis convaincu que si les Français mettent tant de lenteur dans leurs démarches, c'est plutôt par calcul que par crainte. On espère que si l'hiver survient avant que les Anglais aient pris pied en France, ils se verront forcés ou de retourner dans leur île , ou de séjourner avec grand danger sur le territoire français , attendu que le pays qu'ils occupent est marécageux et tout à fait dénué d'arbres, de manière que déjà même ils doivent commencer à beaucoup souffrir; c'est encore pourquoi je pensais que le pape et l'Espagne détermineraient sans peine le roi d'Angleterre à se désister. Ce qui d'ailleurs me confirme de plus en plus dans mon opinion, c'est de voir le roi de France obstiné à ne point renoncer ii son concile : s'il se trouvait aussi affaibli que vous le dites , il aurait besoin de tout le monde , et il voudrait être bien avec tout le monde.
Je ne doute pas que l'Angleterre ne donne de l'argent aux Suisses : mais que ce soit parles mains de l'empereur, cela me semble prodigieux; car je pense qu'il aimerait bien mieux le dépenser pour les siens que pour les Suisses. Je ne puis surtout me mettre dans la tête que l'empereur soit assez imprudent , et l'Allemagne assez négligente, pour laisser les Suissesacquérir tant de prépondérance. Et quand je vois que les choses se passent ainsi, je tremble de porter mon jugement sur quoi que ce soit , tant ce qui arrive est contraire à ce que tout homme doit raisonnablement penser. Je ne puis non plus concevoir comment il se fait que les Suisses n'aient pas pu, ou n'aient pas voulu avoir la citadelle de Milan : il me semble que par l'acquisition de cette place ils atteignaient leur but, et que cela valait bien mieux que d'aller conquérir la Bourgogne pour le compte de l'empereur.
En second lieu . et en quoi il me paraît que
vous êtes entièrement dans Terreur , c'est Tidée que vous avez des Suisses et de la crainte plus ou moins grande que l'on doit en avoir. A mon avis il y a lieu de les craindre excessivement. Le Casa, et grand non;bre de mes a rais avec lesquels j'ai l'habitude de raisonner sur ces raaiières, savent que je faisais très-peu de cas des Vénitiens , même au temps de leur plus grande prospérité , et que j'avais toujours vu dans l'élévation et la conservation de leur puissance un plus grand miracle que dans leur perte. Il m'a paru aussi qu'on leur a fait trop d'honneur par la manière dont l'on s'y est pris pour les ruiner : ce qui a été fait par un roi de France aurait pu l'élre tout aussi iiicn par un duc de Valentinois, ou par tout autre capitaine de quelque renom qui se serait trouvé en Italie A la tète de quinze mille hommes. Ce qui me faisait penser ainsi, c'était devoir les Vénitiens faire la guerre sans chefs et sans soldats qui leur appartinssent : or si ces motifs me portaient à ne point les craindre , les raisons contraires me font redouter les Suisses. Je ne sais ce que dit Arisfote des républiques partagées en plusieurs États; mais je pense que ce qui a été, que ce qui est, peut fort bien être encore; et je me souviens d'avoir lu que les Lucumoniens tinrent sous leur domination toute l'Italie, jusqu'aux Alpes, et jusqu'au temps où ils furent chassés de la Lombardie par les Gaulois. Si les Achéens et les Étoliens ne firent pas de grands progrès, cela tient uniquement aux circonstances : ils furent toujours contenus, d'abord par un roi de Macédoine tout-puissant , et ensuite par les Romains ; de sorte que s'ils ne s'étendirent jamais au delà des limites du pays qui fut leur berceau , ce ne fut point par défaut, de courage ou de détermination, mais parce qu'une force extérieure les arrêta. Oh! dites-vous , ils ne veulent point acquérir de sujets , parce qu'ils ne Irouvenr pas que ce soit un avantage pour eux. Us parlent ainsi aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui en effet ils ne voient pas cet avantage ; mais, comme je vous l'ai dit dans ma précédente lettre, les événemens ici-bas n'arrivent que successivement ; .souvent les hommes sont engagés par la nécessité à faire ce qui d'abord n'entrait pas dans leurs vues, et enfin les peuples procèdent habituellement avec lenteur. En conf^'dérant l'état actuel des choses, on voit que les
CORRESPONDANCE
Suisses ont déjà pour tributaires en Italie un duc de Milan et un pape, et que ces tributs ont été mis par eux au rang de leurs revenus fixes dont ils ne consentiront point à élTe privés. Si donc il arrive une époque à laquelle l'un de ces deux débiteurs ne veuille plus payer , ils regarderont son refus comme une révolte ; ils prendront aussitôt les armes , et , en cas de victoire , ils songeront à pourvoir à leur siireté ; et pour y parvenir ils chercheront à maintenir par quelque nouveau frein celui qu'ils auront dompté ; et c'est ainsi que peu à peu ils mettront tout sous le joug. Et ne comptez nullement sur les troupes qui , selon vous, pourraient agir en Italie avec quelque succès; cela est impossible : d'abord , à cause de leur composition , on ne verrait que plusieurs chefs désunis , sans qu'on .sût qui mettre à leur tête pour les contenir ; et , en second lieu, à cause de la nature des troupes suisses , car vous saurez que les meilleurs soldats qu'il puisse y avoir sont ceux que lèvent les peuples armés, et qu'il n'y a que des troupes de même espèce qui [)uissent leur résister. Rappelez-vous les armées qui ont acquis de la renommée : vous trouverez les Romains, les Lacédémoniens , les Athéniens, les Étoliens, les Achéens, et des essaims d'ultramonlains ; vous verrez que tous ceux qui ont fait de grandes conquêtes avaient armé et employé leurs propres peuples : c'est ainsi que Ninus se servit des Assyriens , Cyrus , des Perses , et Alexandre, des Macédoniens. Jenevoisd'exemples contraires que ceux d'Annibal et de Pyrrhus, qui firent de grandes choses avec des armées composées de soldats pris de toutes parts : mais il faut en rapporter toute la gloire à l'extrême habileté et à la réputation des chefs, qui surent inspirer à ces armées, mélangées de tant de peuples, l'ardeur et la discipline qui distinguent les troupes nationales. Examinez d'où sont venues les pertes et les victoires du roi de France , vous verrez qu'il a été victorieux tant qu'il a combattu contre les Italiens et les Espagnols , dont les troupes étaient semblables aux siennes ; mais qu'aujourd'hui qu'il a affaireavec des peuples armés, c'est-à-dire avec les Suisses et les Anglais, il a déjà éprouvé des revers , et est en danger d'en éprouver de pi us grands encore. Les revers étaient prévus par tous les hommes éclairés ; et ils en trouvaient la cause dans ce que le roi n'avait point de troupes nationales, et avait désarmé ses propres
LETTRES FAMILIERES
peuples , ce qui est contraire aux idées et à la conduite de tout prince réputé sage et grand : mais cette faute est particulière au roi Louis , et n'avait pas été commise par ses prédécesseurs.
Encore une fois donc , ne comptez point sur les armées italiennes , et n attendez pas que , soit simples, soit mixtes, elles fassent jamais un corps uni comme celui des Suisses.
Quant aux mésintelligences , aux divisions dont vous parlez , n'en espérez pas beaucoup non plus : elles ne peuvent avoir de grandes conséquences tant que les lois seront observées; et elles le seront sans doute au moins pendant quelque temps. En cet état, il ne peut exister, il ne peut naître aucune tête qui ait des queues, et une lête sans queue ne peut rien et est bientôt détruite. Quant à ces individus qu'ils ont fait mourir, ce sont probablement des gens qui, placés dans quelquemagistrature, ou autrement, auront voulu favoriser le parti français par des moyens extraordinaires : qu'ils aient été découverts, condamnés et exécutés , cela n'aura pas plus de conséquence pour l'État, que la mort de quelques voleurs qu'on aurait pendus comme tels.
Ainsi que vous , je ne pense pas que les Suisses parviennent jamais à fonder un empire semblable à l'empire romain : mais il ne me paraît pas hors de possibilité qu'ils deviennent les arbitres de ritalie, soit par une conséquence du voisinage, soit par une suite des désordres et de la corruption qui régnent dans cette contrée ; c'est là ce qui m'épouvante et à quoije voudrais qu'on pût remédier. Si la France n'y suffit pas, je n'y vois point de ressource; et je commencerai dès à présent à pleurer avec vous la ruine et la servitude de notre patrie : si elles n'ont lieu ni aujourd'hui ni demain, nous les verrons malheureusement de notre vivant ; et c'est une obligation que l'Italie aura eue, soit au pape Jules II, soit à ceux qui n'aident point à la sauver, si toutefois il en est temps encore.
Nicolas Macchiavelli.
Florence, le 26 août 1513.
LETTRE XXVI
Au même.
JMAGKIFIQVE AMBASSADEUR ,
Tarde non furon mai grazîe divine. Je dis cela parce que je craignais d'avoir , non pas
perdu mais égaré vos bonnes grâces ; vous aviez été si longtemps sans m'écrire que je ne pouvais en imaginer la raison. J'attachais peu d'importance, il est vrai , à toutes celles qui me passaient par la tête ; j'avais peur seulement qu'on ne vous eût écrit que j'étais un mauvais ménager de vos lettres , et que cela vous eût décidé à rompre notre correspondance : j'étais certain cependant qu'à l'exception de Phihppo et de Paolo , je ne les avais montrées à personne. J'ai été tout ranimé par votre dernière, du 23 du mois passé. J'ai bien du plaisir à voir avec quelle tranquillité d'esprit vous traitez les affaires. Je vous engage à continuer : quiconque abandonne ses aises pour les aises d'autrui , perd les siennes sans qu'on lui en sache aucun gré. Et puisque la fortune veut se mêler de tout , il faut la laisser faire, se tenir en repos , ne lui causer aucun embarras, et attendre qu'elle perme(te aux hommes d'agir un peu : alors vous pourrez prendre plus de peine , surveiller davantage ce qui se passe ; alors vous me verrez quitter la campagne et venir vous dire : Me voilà. En attendant, pour vous rendre une grâce pareille à celle que j'ai reçue de vous , je ne puis que vous dire dans cette lettre le genre de vie que je mène ; et si vous jugez qu'elle vaille la vôtre , je consens avec un véritable plaisir à la poursuivre.
J'habite donc rnavllla^; et depuis les derniers malheurs que j'ai éprouvés , je ne crois pas, en tout , avoir été vingt jours à Florence. Jusqu'à présent je me suis amusé à tendre de ma main des pièges aux grives: me levant avant le jour, je disposais mes gluaux , et j'allais chargé d'un paquet de cages sur le dos , semblable à Geta^ lorsqu'il revient du port chargé des livres d'Amphitryon. Je prenais ordinairement deux grives, mais jamais plus desept. C'est ainsi que j'ai passé tout le mois de septembre. Cet amusement, tout sot qu'il est , m'a enfin manqué, à mon grand regret ; et voici comment j'ai vécu depuis : je me lève avec le soleil, je vais dans un de mes bois que je fais couper, j'y demeure deux heures à examiner l'ouvrage qu'on a fait la veille , et à m'entretenir avec les bûcherons qui ont
1 Santa-Maria in Percussina , près de San-Casciano , bourg distant de Florence d'environ dix milles, sur la roule de Rome.
* Valet de comédie.
CORRESFOlNDAJNCE.
toujours quelque maille à partir, soil entre eux , âoit avec leurs voisins. J'aurais à vous dire sur ce bois mille belles choses qui me sont arrivées, soit avec Frosino de Panzano, soil avec d'autres qui en voulaient. Frosino , particulièrement , avait envoyé chercher une certaine quantité de cataste • sans m'en rien dire; et, lorsqu'il s'agit de payer, il voulut me retenir dix livres qu'il prétendait m'avoir gagnées, il y a quatre ans , en jouant à cr/ccâî, chez Antonio Guicciardini. Je commençai d'abord par l'aire le diable ; je voulais m'en prendre au voiturier qui était allé le chercher, comme à un voleur; mais Jean Macchiavelli s'interposa dans cette affaire et nous remit d'accord. Battista Guicciardini , Filippo Ginori , Tommaso del Bene , et quelques autres personnes , m'en prirent chacun une catasta^ lorsque nous avons eu ces grands vents du nord. Je promis à tous , et j'en envoyai une à Tommaso, qui en transporta la moitié à Florence , parce qu'il s'y trouvait avec sa femme, sa servante et ses enfants pour la recevoir ; on aurait dit le Gaburro, lorsque avec ses garçons il vient le jeudi pour assonmier un bœuf. Métant alors aperçu qu'il n'y avait rien à gagner , j'ai annoncé aux autres qu'il ne me restait plusde bois: ils en ont tous fait la moue, surtout Battista , qui met ce refus au nombre de ses plus grandes mésaventures d'État.
Lorsque je quitte le bois, je me rends auprès d'une fontaine , et de là à mes gluaux , portant avec moi soit le Dante, soit Petrarca, soit un de ces poètes appelés minores, tels que TibuUe, Ovide, et autres. Je lis leurs plaintes passionnées et leurs transports amoureux ; je me rappelle les miens , et je jouis un moment de ce doux souvenir. Je vais ensuite à l'hôtellerie qui est située sur le grand chemin; je cause avec les passants , je leur demande des nouvellesde leur pays , j'apprends un grand nombre de choses , et j'observe la diversitéqui existe entre les goûts et les imaginations de la plupart des hommes. Sur ces entrefaites arrive l'heure du dîner; je mange en famille le peu de mets que me fournissent ma pauvre petite villa et mon chétif patrimoine. Le repas fini,jeretourneà l'hôtellerie; j'y trouve ordinairement l'hôte , un boucher , un meunier et deux chaufourniers : je m*encanaille
* Sorte de mesure usitée à Floreuc©
, avec eux tout le reste de la journée , jouant à cricca, à tric-trac ' ; il s'élève mille disputes ; aux emportements se joignent les injures ; et le plus souvent c'est pour un liard que nous nous échauffons et que le bruit de nos querelles se fait entendre jusqu'à San-Gasciano.
C'est ainsi que , plongé dans cette ignoble existence , je tâche dempècher mou cerveau de .se moisir ; je donne ainsi carrière à la malignité de Ja fortune qui me poursuit : je suis satisfait qu'elle ait prisée moyen de me fouler aux pieds, et je veux voir si elle n'aura pas honte de me traiter toujours de la sorte. Le soir venu , je retourne chez moi , et j'entre dans mon cabinet ; je me dépouille sur la porte de ces habits de paysan , couverts de poussière et de boue ; je me revêts d'habits de cour ou de mon costume, et, habillé décemment , je pénètre dans le sanctuaire antique des grands hommes de l'antiquité: reçu par eux avec bonté et bienveillance, je me repais de celte nourriture qui seule est faite pour moi et pour laquelle je suis né. Je ne crains pas de m'entretenir avec eux , et de leur demander compte de leurs actions. Ils me répondent avec bonté ; et pendant quatre heures j'échappe à tout ennui , j'oublie tous mes chagrins, je ne crains plus la pauvreté , et la mort ne saurait m'épouvanier : je me transporte en eux tout entier. Et comme le Dante a dit : // n'y a point de science si l'on ne retient ce qu'on a entendu, y -di noté tout ce qui dans leurs conversations m'a paru de quelque importance ; j'en ai composé un o[)[xsca\e de Principatibus , dans lequel j'aborde autant que je puis toutes les profondeurs de mon sujet , recherchant quelle est l'essence des principautés , de combien de sortes il en existe , comment on les acquiert , comment on les maintient et pourquoi on les perd ; et si mes rêveries vous ont plu quelquefois , celle-ci ne doit pas vous être désagréable ; elle doit surtout convenir à un prince , et spécialement à un prince nouveau : voilà pourquoijedédiemon ouvrageà la magnificence de Giuliano. Filippo Gasavecchia l'a vu ; il pourra vous rendre compte de la chose en elle-même et des discussions que nous avons eues ensemble ; toutefois je m'amuse encore à l'augmenter et à le polir.
• Jeu différent de celui qui en France porte le même nom.