SCÈNE II
NICOMACO, PIRRO; CLEANDRO, parlant à part dan»
toute celle scène.
MCOisuco. Parbleu! l'affaire a bien été! As-tu vu comir.e ils sont tout déconfits là dedans, comme madame ma femme est vexée ? Tout cela redouble ma joie. Mais je serai bien plus joyeux ep^'^re ouand 'e tiendrai Clizia dans iTiesbras, quand je la caresserai , la baiserai, la presserai. 0 noces délicieuses ! je meurs d'envie d'y être! Cette obligation que je contracte avec toi je te la payerai au double.
CLEANDRO. Vieil inscnsé!
PIRRO. Je le crois; mais ce que je ne crois pas, c'est que vous puissiez rien faire ce soir : je ne vois aucune facilité pour cela.
NICOMACO. Conuiient, lu ne crois pas ! Je vais te dire de qu'elle façon j'ai imaginé de gouverner l'affaire.
PIRRO. Vous me ferez plaîsir.
CLEANDRO. Et à moi davantage, car je pourrai entendre des choses qui gâteront les affaires des autres et raccomnioderont les miennes.
NICOMACO. ïu connais Damone, notre voisin, dont j"ai pris la maison à loyer pour ton comple?
PIRRO. Je le connais.
NicOiMACO. J'ai résolu que tu la mènes ce soir dans cette maison, quoique Dauione y habile encore et qu'il ne l'ait pas débarrassée : je dirai que je veux que tu la conduises dans la maison où elle doit rester.
PIRRO. Eh bien, qu'en résultera-t-il.^
CLEANDRO. Dresse les oreilles, Cleandro!
NICOMACO. J'ai ordonné à ma femme de prier