‹ Œuvres complètesChapitre 67 sur 323 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NICOMACO, SOFRONIA-

NICOMACO, sans voir sa femme. J'ai acheté l'élecluaire, et decertainsonguents propresàfaire ressusciter les gens. Quand on va bien armé à la guerre, on y va avec moitié plus de courage . . . Mais j'aperçois ma femme. Diantre ! elle m'aura entendu.

sofronia', à pniî.Oui. je t'ai entendu, à ton dam et à la honte si je vis seulement jusqu'à demain matin.

NïcoMAco. Tout-est-il prêt ? As-tu prié la vol*

sine de venir l'aider? j

SOFRONIA. Je l'en ai priée comme tu as ditj mais Damone, ton cher ami, lui a soufflé je ne sais quoi dans l'oreille; de sorte (ju'elle m'a répondu qu'elle ne pouvait pas venir.

NICOMACO. Cela ne m'élonne pas : tu es un peu revèche, et tu ne sais pas l'y prendre avec les gens quand tu veux ((uelque chose d'eux,

SOFRONIA. Que voulais-lu donc? que j'allasse lui j)asser la main sous le menton? Ce n'est pas ma coulume d'aller faire des caresses aux maris des autres. Appelle Sosirala loi-même, puisque lu trouves plaisir à t'adresscr aux femmes d'autrui. Pour moi, je vais dans la maison mettre ordre au reste.

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