‹ Œuvres complètesChapitre 68 sur 323 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DAMONE, NICOiMACO.

DAMONE. Voyons si ce bel am.oureux est revenu du marché. Ah! le voilà devant la porte. Je venais justement te parler.

NICOMACO. Et moi à toi, homme sur qui on ne peut compter. De quoi t'avais-je prié? pourquoi t'ai-je demandé un bon office? Tu m'as bien servi vraiment !

DAMONE. Eh bien ! qu'est-ce à présent ?

NICOMACO. Tu as bien envoyé ta femme! tu as bien éloigné tout le monde de chez toi ! C'est un plaisir ! de sorte que grâce à loi je suis mort et perdu!

DAMONE. Va le faire pendre! Ne m'avais-tu pas dit que la femme appellerait la mienne?

NICOMACO. Elle l'a appelée aussi, mais ta femme n'a pas voulu venir.

DAMONE. Tout au contraire c'csl moi qui l'ai offerte, el ta femme n'a pas voulu qu'elle vînt. Tu me fais ainsi berner, et puis tu viens te plaindre de moi ! Que le diable emporte toi , tes noces et tout le monde !

NICOMACO. Enfin veux-tu qu'elle viennne ?

DAMONE. Eh ! oui, je le veux, par tous les diables ! elle , la servante , la chatte et tout ce qu'il y a dans la maison. Va, si tu as autre chose à faire: j'entre chez moi, et tout à l'instant je fais venir ma femme par le jardin. (Il sort.)

NICOMACO. Voilà un homme qui est véritablement mon ami, et tout ira bien maintenant... Eh ! mon Dieu ! quel est ce bruit que j'entends dans ma maison ?

CLIZIA.

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