MARGHERITA, AMERIGO
MARGHERiTA. Maître , soyez le bienvenu, AMEKiGO. Depuis quand es-tu revenue?
MARGHERiTA. A l'instant même.
AMERiGO. Quelle réponse m'apportes-lu ?
MARGHERITA. BonnC.
RAMATIOUES.
AMERIGO. Plfit au ciel !
MARGHEKiTA. Excellente , vous dis-je : elleesl prête à faire tout ce qu'il vous plaira, tant j'ai su la rendre sensible à votre amour.
AMERIGO. 0 bonheur ! Conte-moi , conte-moi , explique-moi tout de point en point.
MARGHERITA. Écoutoz : madame Catlerina est là-haut, et s'apprête pour aller chez madame Vaggia qui l'a invitée à dîner; elle veut que je l'accompagne et m'a dit que je vinsse vous avertir de ne pas l'attendre.
AMERIGO. Mais enfin que me veux-tu dire?
MARGHERITA. Je ne voudrais pas qu'elle vînt à m'appeler et à interrompre notre entretien au plus bel endroit.
AMERIGO. Que faut-il donc faire à ton avis?
MARGHERITA. AUcz-vous-en à Sainte-Croix : attendez-moi là ; et aussitôt que je l'aurai conduite j'irai vous y rejoindre et je vous instruirai de tout.
AMERIGO. Merveilleusement trouvé ! Sans songer à autre chose je vais là tout de suite et je t'attendrai. Prends bien garde de ne pas tarder trop longtemps.
MARGHERITA. Aussitôt débarrassée , jc suis à vous.
AMERIGO. Or sus, prends bien garde d'oublier.
MARGHERITA. Laisscz-moi faire. (Seule.) Sortez niainfenant, ma chère maîtresse: il s'est éloigné. Oh ! oh ! béni soit l'archange de Tobie de ce qu'il est parti!