‹ Œuvres complètesChapitre 93 sur 323 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

CATTERINA, MARGHERITA, frère ALBERIGO.

CATTERiNA. Vicus à la maison, Margherita.

FRÈRE ALBERIGO. Va vite.

MARGHERITA. Me voici tout à point.

CATTERiNA. Mou père, n'oubliez pas 1 affaire.

FRÈRE ALBERIGO. Ne craigucz rien. ( Seul. ) Certainement c'est une grande vérité que les femmes sont des têtes sans cervelle, crédules , changeantes , et bien plus encore qu'on ne le dit. Comme je vais attrapper l'innocente entre l'huis et la muraille ! Vite , vite , sortons : il me semble les entendre ; vite ! qu'elles ne m'aperçoivent pas !

FRERE ALBERIGO.

S(]ÈNE IX.

CATTERI>A, MARGHERITA.

CATTERiivA. AlIoDS, allons! Voilà un siècle que je voudrais déjà être à cette fête.

MARGHERITA. Maîtressc, n'oubliez pas ensuite que vous serez l'obligée du frère.

CATTERIIVA. Je m'en souviens mieux encore que toi ; et je lui en veux de ne m'en avoir pas soufflé le mot.

MARGHERITA. Soyez sûrc qu'il attend à vous avoir rendu service pour vous en demander la récompense.

CATTERiKA. A la bonne heure. Toi , ne va pas oublier ce que je t'ai dit et ce que nous avons arrangé.

MARGHERITA. N'aycz pas peur, et songez seulement à ce que vous avez à faire.

CATTERiNA. Assczde parolcs commc cela. Prenons de ce côté, par le plus court.

MARGHERITA. Oui, madame.

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