‹ Œuvres complètes;Chapitre 22 sur 51 · Qui voudroit encore éclairer · texte numérisé non relu

Qui voudroit encore éclairer

Attribuée parfois à Desportes, cette pièce doit être rendue à Des Yveteaux, car elUe figure dans T.

Cf. : T (pp. 41-/(3). — Pi (f. i53), n. s. — P2, n. s. — N (f. 120), n. s. — Ni (pp. 358-359), Par le Sieur Desportes. — Na, Par le Sieur Desportes. — N3 (t. I, pp. 3f)3-r(65), n. s. — Inconnue de Blanchemain, cette pièce a (Hé réimpi'ini('c dan-^ : F. Lachèvre : Bibl. des Rec. Coll. (t. I, pp. 39/1-395).

STANCES

Plus je voy la beauté de mon cœur adorée, Plus je tiens aux doulcvn s mon ame préparée : Ses yeux qui blessent tout ne veulent rien guérir. Mais moy-mesme aux faveurs je me ferme la porte; Mon désir est vivant, mon espérance est morte, Et mon but est d'aimer, non pas de conquérir.

Ces pudiques mespris, ces responces hautaines, Qui bornent des désirs les fureurs incertaines, 9 Au lieu de m'esloigner m'ont du tout arresté. Car ce port glorieux, aux mortels adorable, Leur faict voir qu'il n'est rien qui lui soit compa-

[rable, 19 Et que ce n'est qu'aux Roy s à servir sa beauté (i).

Chaste flamme des oœurs, digne de mon martyre, Qui me fais mespriser tout ce que l'on admire, if) Je souffre heureusement et m'en tiens glorieux : La lumière et les fleurs, qu'on voit dedans les

[plaines,

Sont les présents du Ciel; les rigueurs et les peines

18 Sont, pour les mieux aymez, les faveurs de tes yeux.

Mais si l'Amour commande et que le Ciel arreste Que les grandes beautez facent une conqueste,

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