‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 148 sur 489 · CLITANDRE ET ACASTE · texte numérisé non relu

CLITANDRE ET ACASTE

Non pas, madame,

La peur de leur départ occupe fort votre âme. Sortez quand vous voudrez, messieurs; mais j'avertis Que je ne sors qu'après que vous serez sortis.

ACASTE

A moins de voir madame en être importunée, Rien ne m'appelle ailleurs de toute la journée.

CLITANDRE. 4 \^ IkW»

Moi, pourvu que je puisse être au petit couché, /O^V*^^"^ ' Je n'ai point d'autre affaire où je sois attaché.

CÉLIMÈNE, à Alceste.

C'est pour rire, je crois?

ALCESTE. I f i ^

Non, en aucune sorte.. \\y^ ^ Nous verrons si c'est moi que vous voudrez qui sorte.

* CeUe charmante tirade est une imitation do Lncrèce. C'est le seul fragment qui nous reste d'une traduction libre que Molière avait faite des œuvres du grand poète latin. (F. L.)

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