‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 18 sur 489 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

teuses, et qu'il est beau même d'avoir dans les plus hauts degrés de gloire. J'espère que vous changerez un jour dépensée; et, s'il plaît au ciel, nous verrons votre cœur, avant qu'il soit peu...

Arrêtez. N'achevez pas ce souliait étrange. J'ai une horreur trop invmcible pour ces sortes d'abaissi ments ; et, si jamais jétois capable d'y descendre, je serois personne, sans doute, à ne me le point pardonner.

AGLAKTE.

Prenez garde, madame, l'Amour sait se venger des mépris que l'on fait de lui; et peut-être...

Non, non, je brave tous ses trrits; et le grand pouvoir qu'on lui donne n'est rien qu'une chimère et qu'une excuse des Ibibles cœurs, qui le font invincible pour autoriser leur foiblesse.

CYNTIIIE.

Mais, enfm, toute la terre reconnoit sa puissance, et vous voyez que les dieux mêmes sont assujettis à son empire. On nous fait voir que Jupiter n'a pas aimé pour une fois, et que Diane même, dont vous affectez tant Texemple, n'a pas rougi de pousser des soupirs d'amour.

Les croyances publiques sont toujours mêlées d'erreur. Les dieux ne sont point faits comme les fait le vulgaire; et c'est leur manquer de respect que de leur attribuer les foiblesses des hommes.

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