SCÈNE VI. — SGANARELLE, VALÊRE, LUCAS
SGANARELLE, chantant derrière le théâtre.
la, la, la...
VALÊRE.
J'entends quelqu'un qui chante, et qui coupe du bois.
SGANARELLE, entrant sur le théâtre, avec une bouteille à sa ixiain, sans apercevoir Valère ni Lucas.
La, la, la... Ma foi, c'est assez travaillé pour boire un coup. Prenons un peu d'haleine. (Après avoir bu.) Voilà du bois qui est salé comme tous les diables*, (il chante.)
Qu'ils sont doux, Bouteille jolie,
Qu'ils sont doux, Vos petits glougloux!
Mais mon sort leroit bien des jaloux, Si vous étiez toujours renaplie.
Ah ! bouteille, ma mie, Pourquoi vous videz-vous?
Allons, morbleu 1 il ne faut point engendrer de mélancolie.
* Un bois salé, comme on dit un ragoût salé, parce qu'on a soif après avoir coupé de l'un, comme après avoir mangé de l'autre, (.iuger.)