ACTE II, SCÈNE
GLÉANTUIS.
II te faudroit des cœurs pleins de fausses tendresses, De ces femmes aux beaux et louables talents, Qui savent accabler leurs maris de caresses. Pour leur faire avaler Tusage des galants.
MEl.CURE.
Ma foi, veux-tu que je te dise?
Un mal d'opinion ne touche que les sots; Et je prendrois pour ma devise :
« Moins d'honneur, et plus de repos, v
CLÉANTHIS^
Comment! tu souffrirois, sans nulle répugnance, Que j'aimasse un galant avec toute licence?
MEUCURE.
Oui, si je n'étois plus de tes cris rebattu,
Et qu'on te vit ciianger d'humeur et de méthoda^
J'aime mieux un vice commode
Qu'une faligante vertu.
Adieu, Cléanlhis, ma chère âme;
Il me faut suivre Amphitryon.
GLÉANTUIS, seule.
Pourquoi, pour pimir cet infâme, Mon cœur n'a-t-il assez de résolution? Ah ! que, dans cette occasion.
J'enrage d'être honnête femme » !