‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles par Félix Lemaistre précédés de la vie de Molière par VoltaireChapitre 391 sur 489 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

CLAUDINE

Que veux-tu?

LDBW.

Viens, te dis-je.

CLAUDINE. >y / V

Ah! doucement. Je n'aime point les patineups. /Ctrtue 'V^ C^*>'^^^'^ jj^

LUBIN. " ■ ÔMMU^.

Eh! un petit brin d'amitié. ^

CLAUDINE. . . ' ' r^i/^ a^ L^€Uj

Laisse-moi là, te dis-je ; je n'entends pas raillerie. ' ^

LUBIN

Claudine.

CLAUDINE, repoussant Lubin.

liai!

LUBIN

Ah! que tu es rude à pauvres gens! Fi! que cela est malhonnête de reluser les personnes ! N'as-tu point de honte d'être belle, et de ne vouloir pas qu'on te caresse? Eh ! la !

CLAUDINE

Je te donnerai sur le nez.

LUBIN

Oh! la farouche! la sauvage! Fi! pouah! la vilaine, qui est cruelle!

CLAUDINE

Tu t'émancipes trop. s^CUm^ ^^^ît^t-^e^ #-«--

Qu'est-ce que cela te coûteroit de me laisser un peu faire?

CLAUDINE

Il faut que tu te donnes patience.

Un 'petit baiser seulement, en rabattant sur notre mariage

CLAUDINE

Je suis votre servante.

LUBIN

Claudine, je t'en prie, sur l'et-tant-moins*.

CLAUDINE

Eh! que nenni! J'y ai déjà été attrapée. Adieu. Va-t'en, et dis à monsieur le vicomte que j'aurai soin de rendre son billet.

LUBIN

Adieu, beauté rude ânière*.

CLAUOIKE.

Le mot eât amoureux.

* Cette expression, peu eoninie, est empruntée de la pratique, et signifie m déduction: i& vous donnerai cela sur et tant moins de ce que je vous dois. (Dret)

• liudanière, d'une liumeur farouche, sévère, brusque.

436 GEORGE DANDIN

LUBIN

Adieu, rocher, caillou, pierre de taUle, et tout ce qu'il y a de plus dur au monde

CLAUDINE, seule.

Je vais remettre aux mains de ma maîtresse... Mais la voici avec son mari : éloignons-nous, et attendons qu'elle soit seule.

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