SUÉ. QUELQUES MAULVAISES MANIERES DE PARLER
C OLLIN s'en allit au lendit Ou n'achetit, ni ne vendit, Mais seulement , à ce qu^on dict , Derobit une jument noire.
La raison qu'on ne le penda Fut que soudain il responda, Que jamais autre il n'entenda , Sinon que de la mener boire.
XXYI.
d'un USURIER, PRIS DU LATIN.
U N usurier a la teste pelée D'un petit blanc acheta un cordeau Pour s'estrangler, si par froide gelée Le beau bourgeon de la vigne nouveau N'es toit gastë. * Après ravine d'eau
^ On arait attribué à Marot deux épîtres où l'on se moque aussi des ridicules affectations de langage qui s'e'taient introduites à la cour. On les trouve parmi les poésies attribuées à Marot.
^ La physionomie de ce ladre paraît esquissée d'après les usuriers de Landerousse, qui naguère s , dit Rabelais, se pendirent voyant les bledz et vinz ravaller en prix , et le bon temps retourner.
Selon son vueil la gelée survînt, Dont fut joyeux : mais comme il s'en revint En sa maison se trouva esperdu Voyant l'argent de son licol perdu Sans proufiter : sçavez vous bien qu'il feit? Ayant regret de son blanc, s'est pendu Pour mettre mieulx son licol a proufict.
d'un glorieux emprisonné, pris du latin.
I'esbahis tu dont point on ne souspire, Et qu'on rit tant? qui se tiendroit de rire, De veoir par force à présent estre doulx L'amy de nul, et Tennemy de tous?
d'un importun.
J5r EN laissez moy, ce disoit une
A un sot qui luy desplaisoit.
Ce lourdault tousjours l'importune ,
Puis j'oy qu'elle luy disoit :
La plus grosse beste qui soit ,
Monsieur, comme est ce qu'on l'appelle ?
Un éléphant, madamoyselle ,
Me semble qu'on la nomme ainsi :
Pour dieu , éléphant ( ce dit elle ) ,
Va t'en donc, laisse moy icy.