SECONDE REQUÊTE
PREMIÈRE REQUÊTE
Sur la îJiouvance de la terre de Saint-Maigrin. A MESSIEURS DU PARLEMENT.
«Supplie le procureur-général du roi : disant quo, dans l'inslancc qui est pendante en la cour entre le sieur comle de Saint e-5lanre, appelant de la saisie fccdalc de la terre deSaint-Maigrin, et ledit procureur-géiiéral du roi , comme prenant le iail et cause de son substitut au bureau des finances de la R;)clielle, intimé sur ledit appel ; il s'agit uniquement de savoir si la châlellenie de Saint-Maigrin est mouvante en plein fit-f, ou du sieur comte de Sainte-Maure , à cause de Ja baronnie d'Orcbiac , ou du roi , à cause du comté de Saintonge. Pour terminer ce combat de fief, dans lequel on ne peut opposer au roi que l'autorité de quelques arrêts rendus dans un tribunal incompétent, û sufliroil presque d'employer, pour toute défense, le simple récit des diÛe.ens étals de la cliàtellenie de Saint-Maigrin; et c'est aussi à (juoi on s'attachera dans la première partie de cette requête. On expliquerai, dans la seconde, \os longues coutesia!i(jns qui, depuis plus d'un siècle, rendent le sort de cette mouvance douteux et incertain : on entrera ensuite dans l'examen des dilTérens titres que l'on allègue ou que l'on peut alléguer de part et d'autre , et l'on fera voir , dans cette troisième partie , que Ja eausc du roi n'est pas moins juste par les titres qu'il produit, que par ceux que le sieur comte de Sainte- ^laure ne veut pasproduire, quoiqne cesoientles seuls litres qu'il puisse alléguer en sa faveur ; et enfin, on répoudra , dans la quatrième partie, à l'autorité des arrêts,
dans lesquels le sieur comt c de Saint e-IMaure a mis toute sa coniiance; prévoyant, avec raison , que si cet unique retranchement étoit forcé , il n'auroit plus rien à opposer, dans le fond , à la justice évidente des droits du roi.