Aucun de tous ces actes n'a été approuvé par le roi
2.° Le comté de Soissons n'est pas encore nomm'; dans cet acte; on n'y dit point que le comte fut vassid,
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(le l'évêque à cause de ce comlc ; car on ne pi étendra pas sans doute que ces mots , cornitis hominis nostri (jui in Jioc assensumprœbuit,\cu\cii[ tlire {^ue le comte étoit homme ou vassal de Vévêque , à cause du comté même. 11 est visible que le Icrnie de comle n'est emplo^^é en cet endroit que comme un nom de dignité , pour désigner la personne de Jean et la distinguer de celle de Raoul, son frère j et, quand l'évêque de Soissons l'appelle son homme ou son \assal , cela ne peut: jamais s'entendre que par rapport au fief" dont il s'agissoit dans cet acte , et dont la terre de Villemontoir rclevoit médiatemen't.
Or, il n'est dit , en aucun endroit de ces actes , que ce fiet" fût le comté même de Soissons.
Les deux pièces qui suivent , et qui sont de l'année 1275, regardent le fait de la vente de la terre d'Espa gnj , ou de ce que le comte de Soissons possédoit en ce lieu, et qu'il tenoit de l'évêque, si l'on en croit ce qui est dit dans le premier de ces actes, comme du fief de l'évêclié.
Il vend ce fief à condition que l'acquéreur le tiendra de lui dorénavant en hommage lige.
L'évêque, par la seconde de ces pièces, approuve et confirme cette vente et la condition sous laquelle elle étoit faite, en considération de ce que le comte de Sois-sons avoit retiré, des deniers mêmes de cette vente , le fief de Buzancy , qui étoit auparavant un 'arrière-fief , et qui devenoit parla un fief immédiat de l'évêché. L'évêque finit cet acte en déclarant qu'il accorde cetle confirmation à la requête du comte notre homme : c'est ainsi qu'il le qualifie ; mais il n'ajoute pas qu'il étoit son homme à cause du comté.
CONTREDITS
I .*' Ces deux pièces ne sont pas rapportées en original ; ce sont de simples extraits du cartulaire du chapitre de Soissons.