‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., augmentée de pièces échappées aux premiers éditeurs, et d'un discours préliminaire (volume 3)Chapitre 18 sur 97 · SECONDE PROPOSITION · texte numérisé non relu

SECONDE PROPOSITION

// ny a aucune raison d' étendre ce droit aux églises des provinces nouvellement conquises y et plutôt unies cjue réunies.

Pour établir cette proposition, M. rarcbevêque de Cambrai entreprend de prouver avec beaucoup d'étendue,

Que le Cambresis est un pays uni et non pas réuni à la couronne;

Que s'il a été autrefois sous la domination de nos rois, ils ne l'ont possédé qu'eu (jualité d'empereurs, et qu'il ne faut pas confondre la France, proprement dite, avec l'empire de Ciiarleniagne : Cand^rai étoit soumis à l'un; mais il n'a jamais l'ait partie de l'autre ;

Que depuis le don que Charles le chauve fit , en l'année 863 , à l'évêquc de Cambrai, de la seigneurie de son territoire , dûment confirmée par les trois Othons , et amplifiée par les empereurs suivans, l'évéque de Cand3rai est devenu prince de l'empire , jouissant des droits de souveraineté dans son pays, assistant aux diètes, égal en un mot à tous les autres princes de l'empire;

Que si le comte de Flandre a été pendant longtemps avoué de l'église de Cambrai, cette qualité, qu'il n'avoit qu'en tant qu'il étoit lui-même membre de l'empire, le rendoit vassal de l'évêquc dont il étoit défenseur et non pas le raaitre; que s'il eu a voulu abuser dans la suite, les empereurs Conrad III et Charles IV ont tempéré son aulorité, en donnant de nouveaux défenseurs à l'église de Cambrai;

Que Philippe de Valois n'a jamais été que châtelain de Cambrai , et par là vassal de l'évéque ; que les

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