‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., augmentée de pièces échappées aux premiers éditeurs, et d'un discours préliminaire (volume 3)Chapitre 33 sur 97 · SUR LA COMPETENCE DE LA TABLE DE MAÏIBRE · texte numérisé non relu

SUR LA COMPETENCE DE LA TABLE DE MAÏIBRE

J-JE fait qui donne lieu au conflit, de juridiction , cfue l'on veut faire renaître enire le parlement et la table de marbre, aprt;> que ce conflit a e'té régie' par un arrêt du 22 juin dernier, est que le nommé Pierre Tavernicr, ci-devant marchand de bois, s'étant rendu adjudicataire d'une coupe de bois appartenant au roi , dans la forêt de Saint-Gobin , et ayant fait marquer les arbres compris dans son adjîniication , a voulu dans la suite en augmenter le nombre par un artifice punissable.

Son état étoit changé, depuis l'adjudication , par l'acquisition qu'il avoit faite de la charge de gardemarteau dans la maîtrise de la Fèrc , abusant du crédit que lui donnoit sa charge dans les bois mêmes qui lui étoient adjugés , et qui sont dans l'étendue de cette maîtrise. On prétend qu'il engagea dans ses intérêts le maître particulier, l'inspecteur et le procureur du roi, et qu'il présenta, de concert avec eux, une requête au grand-maître , dans laquelle il exposa que les empreintes du marteau du roi étoient presque effacées sur une partie des arbres compris dans son adjudication , e^t qu'il étoit nécessaire de ks faire marteler de nouveau par les officiers de la forêt.

Le grand-maître lui en ayant accordé la permission, les officiers de cette maîtrise, trop compiaisans pour leur confrère, au lieu de se contenter de rcconnoitre et de renouveler simplement les anciennes empreintes du marteau, en marquèrent plusieurs arbres qui n'étoient pas compris dans l'adjudication : en sorte qu'à la faveur de ce martelage^ ïavernier fit

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