ÉTUDE DES COMMENTAIRES ET DES TRAITES SUR LE DROIT ECCLÉSIASTIQUE
Pour bien expliquer l'usage qu'on peut en faire, il faudroit distinguer ;
1° Les anciens et les nouveaux interprètes , dont les uns ont réciproquement leurs avantages sur les autres ;
2.° Les auteurs ultramontains qui doivent être lus avec précaution, et les auteurs français qui ont^uivi des maximes conformes à celles de la France , entre lesquels il faut preTérer ceux qui sont le plus généralement estimés ;
3.*^ Ceux qui ont fait des commentaires perpétuels ou des ouvrages généraux sur tout le droit canoni([ue, et ceux qui n'ont travaillé que sur une partie de ce droit : les derniers valent ordinairement beaucoup mieux que les premiers.
Quel jugement doit-on porter sur tous ces auteurs? qu'est-ce qu'on doit en lire? et quand faudra -t -il placer cette lecture? Je ne dirai f{u'un mot sur une matière qu'il seroit trop long de traiter par écrit, et il faudra y suppléer par la conversation. Je commence par ce qui regarde les commentateurs.
Entre les anciens , les plus estimés sont Innocent IV, (lui, d'interprète du droit canonique, devint auteur d'une partie de ce droit , par les décisions ([u'il donna depuis qu'il fut élu pape ; Jean André, Hostiensis, Bouhic, Panorme; ou l'abbé de Palermc , Zabarella , Joannes de Anania , etc.
Entre les modernes, les plus célèbres et les plus utiles de ceux qui ont suivi les opinions ullramontaines^ et qui ont regardé le corps du droit canonique comme un recueil de véritables lois, sont Fagnan et Gonzalez.
Parmi les interprètes français , ou ceux qui ont écrit à peu près dans le même esprit, en se rappro-