QUATRIÈI\IE NOTION GÉNÉRALE
Je conclus des observations précédentes , que la perfection et la félicité d'un état bien gouverné , doivent consister dans cet ordre, ce rapport , celte correspondance, celle harmonie et celte espèce de concert qui font que chaque citoyen, en travaillant à sa perfection et à sa félicité particulière , travaille en même temps à la perfection et à la félicité du corps entier, pendant que de son côté le souverain, ou celui qui gouverne, ne cherche à se rendre heureux et parfait, que par son attention , et , pour parler ainsi , par sa tendance continuelle à la perfection et au bonheur de ceux qui lui sont soumis.
C'est par là , comme on Ta dit ailleurs, que toute une nation parvient a n'cLre plus regardée que comme un seul homme dans kquel le bonheur des membres fait celui du chef, comme le bonheur du chef fait celui des membres ; vérité qui ne sauroit être trop répétée^ et qu'il seroit à désirer que les princes et leurs sujets -eussent tous également dans le cœur.