‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., augmentée de pièces échappées aux premiers éditeurs, et d'un discours préliminaire (volume 5)Chapitre 55 sur 73 · SIXIÈME NOTION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

SIXIÈME NOTION GÉNÉRALE

Ces deux genres de perfection et de félicilé sont distingués par des différences essentielles qui se présentent naturellement à mon esprit; et je ne ferai pas mal de m'arrêler ici un moment à les considérer.

PREMIÈIŒ DIFFÉRENCE-

A quelque degré que le bien qui résulte de ma perfection et de ma félicité temporelle puisse être porté, il ne remplit jamais toute l'étendue de moa intcîlligence, et il rassasie encore moins la vaste capacité do ma volonté. Non-seulement, tout bien fini et limité , demeure toujours au-dessous de l'immensité de mes désirs , mais je sens que ce qui ine manque est infiniment au-dessus de ce que je pussède.

11 en est de même du mal que nous éprouvons, ou que nous craignons , dans l'état de la vie présente. Nous en sommes souvent encore plus frappés

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que du bien; mais nous n'en reconnoissons pas moins que Je mal de cette vie demeure toujours lini et borné comme le bien . toujours par conséquent susceptible d'accroissement ou d'augnienlation, sans arriver jamais au raalbeur infini.

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