LE MONT-BLANC
Ccelum qui vertic fulcit.
(VlHG.)
Voilà donc ce Mout-Blanc , monarque des montagnes ! Son sceptre de vingt monts est le dominateur; Tous semblent à ses pieds ramper dans les campagnes, Abaissés devant sa hauteur.
De ses ailes d'airain la bruyante Tempête Le heurte sans relâche et m l'ébranlé pas : L'antiqu* main du Temps a ronronné sa tète D'un diadème de frimas.
Sur son trône de rocs affermi par les âges, De l'Hiver avec joie il reçoit tous les traits; Pour dais il a les cieux , pour manteau les nuages , Et pour ceinture les forêts.
Dans ses terribles mains l'Avalanche repose : Pareille en son courroux au foudre menaçant , Lorsqu'un Soleil de feu de ses neiges dispose , Avec la mort elle descend.
0 terreur ! qui pourrait raconter ses ravages ? Tout cède à son tonnerre : avec les vieux sapins . Le chalet , la cabane , et les rochers sauvages Roulent dans le fond des ravins.