‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. précédée d'une noticeChapitre 27 sur 67 · IMITÉ DR L'ARABE · texte numérisé non relu

IMITÉ DR L'ARABE

Vagindquc eripit ensem Fulmincum.

Oui : si j'en crois la renommée, Le glaive d'Amurat est meilleur et plus beau Que tous ceux qui , forgés sur l'enclume enflammée ,

Ont reposé dans le fourreau.

Sa teinte est ardente et bleuâtre ; Son aspect des guerriers allume le transport; Sur son double tranchant , homicide théâtre ,

Debout se balance la mort.

La flamme même du Tonnerre A servi pour forger ce glaive étincelant , Ce glaive qui , poussé dans les rangs de la guerre

S'ouvre un chemin large et sanglant.

Lorsqu'une main prompte et guerrière Le tire du fourreau , prête à tout ravager, Émule du Soleil , sa clarté meurtrière

Se laisse à peine envisager.

Son aspect imprime aux paupières L'agile mouvement des ailes de l'oiseau : C'est une vaste torche aux brûlantes lumières

Qui des nuits perce le rideau.

Tu prendrais sa lame azurée Pour la vague des mers ondoyant à grand bruit ; Et son brillant reflet pour la source épurée

D'où l'argent des ruisseaux s'enfuit.

' Aux jours de combats et de gloire Ce glaive , dans les mains de l'homme courroucé , Fait un carnage immense, et mène à la victoire Son maître de meurtres lassé.

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