‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notes (volume 2)Chapitre 105 sur 164 · Bayard, cheval généreui et prompt à la main · texte numérisé non relu

Bayard, cheval généreui et prompt à la main

240 La Franciade.

L'autre, de faire excessives rapines Sur mainte église , à fin d'enrichir un Moustier à part du revenu commun.

[Au reste, accort, de bonnes mœurs et sage , Qui craindra Dieu, qui punira l'outrage Des orphelins, qui vivra par conseil.

Qui n'aura point aux armes son pareil.] Prudent guerrier, qui sera sans contrainte L'amour des siens, de ses voisins la crainte, [Qui chassera les peuples circoncis .

De ses pays; par qui seront occis Les Esclavons; qui dessus la campagne Estendra morts les peuples d'Allemagne,] Et les Lombars par guerre destruira; Qui les Gascons rudement punira.

Et qui rendra la nation servile Des Poitevins, et qui Poitiers leur ville Saccagera par glaives et par feux , Et la fera labourer par des bœufs, Semant du sel où furent ses murailles; Qui destruira les Hongres par batailles, Trenchant au fer tant de peuples armez. Des os des morts les champs seront semez, Et les chevaux nageront jusqu'au ventre, Souillez de sang; la rivière qui entre Dedans la mer à peine par ses bords Pourra couler, tant elle aura de morts. Luy, tout enflé de gloire militaire , Rendra sous luy Bretagne tributaire, Et leur royaume en duché changera.

Tout au contraire, amy, deschargera (Aux uns hautain, aux autres débonnaire) Les fiers Saxons, surmontez par son père. De trois cens bœufs qu'ils dévoient tous les ans. Puis, desliant de ses membres pesans L'ame légère, après mainte victoire.

Rendra son nom d'éternelle mémoire.

«L'autre qui suit, d'honneur environné,

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