A RONSARD
onsard , je cognoy bien que si tu ne me vois , « ^Tu oublies soudain de ton grand roy la vois; Mais, pour t'en souvenir, pense que je n'oublie
a. Var.
Aggravé de la tombe et de la froide cendre,
Tu dois pour recompense un grand-merci luy rendre
D'avoir forcé ta mort, ainsi qu'Hercule fit
Jadis celle d'Alceste; et cela nous suffit
A tous deux, Villeroy, pour donner à cognoistre
Que les bons serviteurs aiment tousjours leur maistrc.
256 Responce
Continuer tousjours d'apprendre en poésie; Et pource j'ay voulu t'envoyer cest escrit, Pour enthousiazer ton phantastique esprit.
Donc ne t'amuse plus à faire ton mesnage , Maintenant n'est plus temps défaire jardinage; Il faut suivre ton roy , qui t'aime par-sus tous Pour les vers qui detoy coulent braves et dous; Et croy , si tu ne viens me trouver à Amboise , Qu'entre nous adviendra une bien grande noise.