‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notes (volume 2)Chapitre 140 sur 164 · I . Les astres · texte numérisé non relu

I . Les astres

j26 Le Bocage koyâl.

Ou la Cyprine et la Grâce se joue;

Puis quaird on dit qu'an Coarail revouté Clost en rondeur d'un et d'astre costé Le beau portrait de V03 lèvres jumelles^ Et que deux rangs de perles naturelles Ornent vos dents, d'où sortent ce dou^ ris Et ces beaux mots , les appâts des esprits , Qui tout ravis pendent à vostre bouche, Tant la douceur de vos propos les touche ',

Bref, quand on dit que vos bras, qoe vos mains. Que vostre aller estonnent les humains.

Oui osent bien regarder vostre face, Et qu-e surtout vous avez une grâce Dans le ciel née, un geste et un maintîert Qu'homme mortel n'oseroit dire sien, Et parsus tout une façon de faire Que l'art humain ne sçauroit contrefaire;

Lors, en oyant si braves raconteurs.

Dedans mon cœur je les pense menteurs Et ne sçaurois comprendre en ma cerveîle Qu'on puisse veorr une roynesi belle.

Il m'est advis que je songe en mon lict Ou que j'advise un fantosme de nuict, Qui çà, qui là, autour de mes yeux vole^ Ainsi qu'un ombre incertain et frivole, Dont je ne purs la forme retenir, Ny au matin de luy me souvenir.] (') Et lors je dy : Si ceste royne angloise Est en beauté pareille à I'Escossoise(i), Comment voit on, en lumière pareils, Dedans une isle ensemble deux soleils?

[S11 est ainsy, o grand soleil du monde. Tu as raison de n'abreuver en fonde D'un tel pays tes beaux chevaux lassez ; Sans toy leurs yeox y font du jour assez,

1 . Ces vers , conservés jusqu'à l'édition de 1 578 , ont dis paru, sauf les huit premiers, dans l'édition de 1 584, et ont été entièrement supprimés dans les éditions posthumes.

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