‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notes (volume 3)Chapitre 210 sur 223 · A SA MAISTRESSE · texte numérisé non relu

A SA MAISTRESSE

Je t'ai offensée, maistresse, Et sciemment, je le confesse ; Je t'ai offensée, et ne puis Mériter pardon, tant je suis Coupable d'une horrible faute.

Hé ! Dieu du ciel ! elle est si haute Qu'en mon péché je ne puis voir Que le remords du desespoir.

Helas! pardonne, je te prie, A ton serf qui merci te crie.

Quelle pénitence veux-tu?

Un cœur tristement abattu Mérite à bon droict qu'on luy fasse Pour son humblesse quelque grâce.

Las! plus tu me pardonneras, Et plus d'honneur tu recevras.

D'autant que ma faute insensée A plus ta grandeur offensée,

1. Cette odelette ne se voit que dans l'édition de 1560. Elle est la dernière du cinquième livre. L'ayant retrouvée trop tard pour la mettre à sa vraie place, nous avons cru bien faire en l'insérant ici.

Ronsard. — VI. 26

402 Gayetez

Et que celuy va méritant Plus de louange, en remettant Au coupable une faute grande, Que d'absouldre un qui ne demande Qu'un pardon d'un petit péché Dont if n'estoit qu'un peu taché.

TRADUCTION DE QUELQUES EPIGRAMMES GRECS SUR LA GENISSE D'AIRAIN DE MYRON,

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