‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notesChapitre 64 sur 163 · A SON PAGE · texte numérisé non relu

A SON PAGE

Ode X.

Fay refraischir le vin de sorte Qu'il passe en froideur un glaçon , Page, et que Marguerite apporte Son luth pour dire une chanson :

Nous ballerons tous trois au son ;

150 Odes.

Et dy à Jane qu'elle vienne Les cheveux tors à la façon D'une folastre Italienne.

Ne sens-tu que le jour se passe ?

Et tu ne te vas point hastant!

Qu'on verse du vin dans ma tassel A qui le boirai-je d'autant?

Pour ce jourd'hui je suis content Qu'un autre plus fol ne se treuve Revoyant mon Maclou , que tant J'ai connu seur ami d'épreuve {a).

A JEAN D'AURAT, Son précepteur (f).

Ode XI.

Si l'oiseau qu'on voit amener Par son chant le temps qui ennuyé (2) Peut les hommes acertener

a. Var. :

Ne vois-tu que le jour se passe ?

Je ne vy point au lendemain.

Page, reverse dans ma tasse, Que ce grand verre soit tout plein.

Maudit soit qui languit en vain !

Ces vieux médecins je n'appreuve :

Mon cerveau n'est jamais bien sain Si beaucoup de vin ne l'abreuve.

1. Cette pièce étoit primitivement dédiée à Abel de la Hurteloire.

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