‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notesChapitre 72 sur 163 · La violette de mars. (R · texte numérisé non relu

La violette de mars. (R

2. De la playe que Venus se feit parmy des espines accourant à la blessure de son Adonis, mourant par la jalousie de Mars. (R.)

i68 Odes.

Ny celle qu'Ajax enfanta, De son sang vermeil empourprée, Lors que, furieux, il planta En son cœur la troyenne espée ;

Ny celle qui jaunit du teint De la fille trop envieuse (i), En voyant le Soleil atteint D'une autre plus belle amoureuse (2) ;

Ny celle qui , dessur le bord D'une belle source azurée, Nasquit sur l'herbe après la mort De la face trop remirée (5);

Ny les fleurons que diffama Venus, alors que sa main blanche Au milieu du lis renferma D'un grand asne le roide manche (4) ;

Ny la blanche fleur qui se fist Des larmes d'Heleine la belle, Ny celle que Junon blanchist Du laict de sa tendre mammelle.

Quand , faisant teter le dieu Mars . Du bout de sa fraize esgoutée , Le laict qui s'escouloit espars Fit au ciel la voye laictée.

Ne me plaisent tant que la fleur De la douce vigne sacrée.

Qui de sa nectareuse odeur Le nez et le cœur me recrée.

1 . Le soucy, qui est jaune et palle , représentant la jalouse passion de Clytie, de laquelle il est issu , et suit tellement toute les conversions du Soleil, qu'il a son occident et son orient avecque luy. (R.)

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