De Leucothoé. Ovide 4. Metamorph. (R.) 5. Le Narcis. (R
4. Dans les Alexipharmaques, Nicandre dit que ce fleuron voulut un jour contester de beauté contre Venus, qui, par despit et en vengeance, enferma au milieu de ses fueilles la vergongne d'un asne. (R.)
Deuxiesme Livre. 169
Quand la Mort me voudra tuer, A tout le moins, si je suis digne Que les dieux me daignent muer, Je le veux estre en fleur de vigne,
Et m'esbahis qu'Anacreon, Qui tant a chery la vendange.
Comme un poète biberon, N'en a chanté quelque louange.
A REMY BELLEAU
Poète.
Ode XXII.
Tu es un trop sec biberon (i) Pour un tourneur d'Anacreon, Belleau. Et quoy! ceste comète Qui naguiere au ciel reluisoit Rien que la soif ne predisoit, Ou je suis un mauvais prophète.
Les plus chauds astres etherez Ramènent les jours altérez En ce mois pour nous faire boire.
Boy donques : après le trespas.
Ombre, tu ne boiras là bas Que je ne sçay quelle onde noire.
Mais non, ne boy point, mon Belleau,.
Si tu veux monter au coupeau Des Muses : dessus leur montaigne.
Il vaut trop mieux estudier,
I . Il se rit de Belleau, qui ne boit point et qui neantmoins se mesle de traduire le plus grand beuveur de poète qui ait jamais esté. (R.)
170 Odes.
Comme tu fais, que s'allier De Bacchus et de sa compagne.
Quand avecques Bacchus on joint Venus sans mesure, on n'a point Saine du cerveau la partie.
Donc, pour corriger son défaut, Un vieil pédagogue il luy faut.
Un Silène qui le chastie,
Ou les pucelles dont il fut Nourry quand Jupin le receut Tout vif de sa mère bruslée :
Ce furent les nymphes des eaux.
Car Bacchus gaste nos cerveaux Si la nymphe n'y est meslée.
A JOACHIM DU BELLAY
Ode XXIII (').
E scoute, du Bellay, ou les Muses ont peur De l'enfant de Venus, ou l'aiment de bon cœur, Et tousjours pas à pas accompagnent sa trace; Car, si quelqu'un ne veut les Amours desdaigner. Toutes à qui mieux-mieux le viennent enseigner. Et sa bouche mielleuse emplissent de leur grâce.
Mais au brave qui met les Amours à desdain, Le desdaignant aussi, l'abandonnent soudain, Et plus ne luy font part de leur gentille veine, Ains Clion luy défend de ne se plus trouver En leur danse, et jamais ne venir abreuver Sa bouche non amante en leur belle fontaine.
Certes, j'en suis tesmoin, car, quand je veux louer