‹ Œuvres complètes. Nouv. éd. publiée sur les textes les plus anciens avec les variantes et des notesChapitre 79 sur 163 · Le duc d^Alençon, pour lequel est l'ode qui suit. (R · texte numérisé non relu

Le duc d^Alençon, pour lequel est l'ode qui suit. (R

3. Quand il assembla des Argonautes pour l'entreprise de la Toison. (R.)

4. Parce que ce capitaine gaulois, avec une armée infinie que Callimache compare aux gresles et aux neiges de l'hyver, et que Pausanias, en ses Phociques, faict monter jusqu'à cent cinquante mille hommes de pied et vingt mille chevaux, passa en Asie et ruina le temple de Delphes. (R.)

Troisiesme Livre. 195

Ceux qui sont sous le réveil

Du soleil, Ceux qui habitent Niphate, Ceux qui vont, d'un bœuf suant,

Remuant Les gras rivages d'Euphrate;

Ceux qui boivent dans le sein

Du Jourdain De l'eau tant de fois courbée, Et tout ce peuple odorant

Demeurant:

Aux sablons de la Sabée ;

Ceux qui ont, en bataillant,

L'arc vaillant, Quand ils sont tournez derrière, Et ceux qui, toutes saisons,

Leurs maisons Roulent sur une civière;

Ceux qui, d'un acier mordant,

Vont tondant De Gange les doux rivages, Et ceux qui hantent auprès

Les forêts Des vieux Arcades sauvages (a) ;

Ceux qui vont, en labourant,

Déterrant Tant d'os es champs de Sigée, Et ceux qui plantez se sont

Sur le front D'Hellesponte et de l'Egée.

a. Var. (1J87) :

La terre aux tigres nourrice, Et ceux dont les chesnes vers

Sont couverts De soye sans artifice;

196 Odes.

De ces peuples , bien que forts ,

Tes efforts Rendront la force périe , Et, vaincus, t'obéiront

Et seront Vassaux de ta seigneurie.

A ce grand prince thebain

(Dont la main Print les Indes admirables) Egal roy tu te feras ,

Et auras Sans plus les mœurs dissemblables :

Car, si tost qu'il les défit,

11 leur fit Sentir sa vineuse rage , Et de ses cris orgieux ,

Furieux, Leur tempesta le courage.

De peaux il les entourna ,

Il orna De pampre leur folle teste, Et, trépignant au milieu,

Ce fol dieu Forsenoit après sa feste.

Mais toy. Prince mieux instruit,

En qui luit Des vertus l'antique reste, Chrestien , leur feras sçavoir

Le devoir D'une autre loy plus céleste.

Brisant les idoles feints

De tes mains, De leurs dieux tu seras maistre, Et , ruant leurs temples bas ,

Tu feras La loy de Jésus renaistre,

Troisiesme Livre. 197

Puis , estant de tout costé

Redouté Par ta fortune prospère, Iras au bout du levant,

Eslevant Cent colosses à ton père.

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