‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 108 sur 266 · PAM)OI.FE · texte numérisé non relu

PAM)OI.FE

Est-ce jeu, dites-nous, ou bien si c'est folie. Qui traite^ de défunt une ])ersonne en vie?

A N s E L .ME.

Hélas! vous êtes mort, et je viens de vous voir.

PANDOLFE

Quoi! j'aurois trépassé sans m'en apercevoir?

ANSELME

Sitôt que Mascarille en a dit la nouvelle, j'en ai senti dans l'âme une douleur mortelle.

PAi\D()LFE.

Mais enfin, dormez-vous? êtes-vous éveillé? Me connoissez-vous pas?

ANSELME

Vous êtes habillé D'un corps aérien qui contreiait le vôtre,

1. Ce changement de rhytlimo, dont on trouve de fn'qucnts exemples dans les pièces de l'époque, se justifioit par les circonstances exceptionnelles où il avoit lieu. C'étoit toujours pour une évocation, une conjuration, une prière. Voyez la Suite du Menteur de Corneille, l'Esprit follet de d'Ouville, etc.

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