SCÈNE
LKAN DR E , M ASCAR I LLK.
,>rASCARILLE dit ces deux vers dans la maison, et entre sur le théâtre.
Ahi! ahi! à l'aide! au meurtre! au secours! on m'assomme! Ah! ah! ah! ah! ah! ah! 0 traître! ô bourreau d'homme!
D'où procède cela? Qu'est-ce? que te fait-on?
MASCARILLE
On vient de me donner deux cents coups de bâton.
LÉANDRE
Qui?
MASCARILLE
Lélie.
LÉANDRE
Et pourquoi?
MASCARILLE
Pour une bagatelle 11 me chasse, et me bat d'une façon cruelle.
LÉAM)RE.
Ah! vraiment il a tort.
MASCARILLE
Mais, ou je ne pourrai, Ou je jure bien fort que je m'en vengerai. Oui, je te ferai voir, batteur que Dieu confonde, Que ce n'est pas pour rien qu'il faut rouer le monde, Que je suis un valet, mais fort homme d'honneur. Et qu'après m' avoir eu quatre ans pour serviteur, 11 ne me falloit pas payer en coups de gaules, Et me faire un affront si sensible aux épaules :
60 l.KTOriM)!.
Je le le dis ciicof, je saurai m'en ^('llf2;e^:
lue escla\(' te plaît, lu xoulois m'(Mi<2;ager
V la Illettré eu tes mains; et je veux faire en sorte
Qu'un autre le l'enlève, ou le diable m'emporte !