‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 140 sur 266 · SCÈNE M · texte numérisé non relu

SCÈNE M

ERGASTF,. MVSCAHILLE.

F, RGASTE.

Je te cherchois partout pour te rendre un service, Pour te donner avis d'un secret important.

MASCARILLE

Quoi donc?

E RGASTE.

N'avons-nous point ici quelque écoutant?

AIASCARTELE.

Non.

ERGASTE

iNous sommes amis autant qu'on le peut être : Je sais bien tes desseins et l'amour de ton maître; * Songez à vous tantôt. Léandi'e fait parti * Pour enlever Célie; et j'en suis averti Qu'il a mis ordre à tout, et qu'il se persuade D'entrer chez Trufaldin par une mascarade, Ayant su qu'en ce temps, assez souvent le soir, Des femmes du quartier en masque l'alloient voir.

MASCARILLE

Oui? Suflit; il n'est pas au comble de sa joie : Je pourrai bien tantôt lui souffler cette proie; Et contre cet assaut je sais un coup fourré- Par qui je veux qu'il soit de lui-même enferré.

' Var. Je sais tous tes desseins et ramour de ion maître ( 1682 ).

i. Fait parti, monte un coup, forme un complot, rassemble les gens. "i. Expression empruntée à l'escrime, et qui indique les deux adversaires se portant également en avant, fondant en même temps l'un sur l'autre.

SS i;ÊTOl'lM)l.

11 ne sait pas les dons dont mon ànie est pourvue. \(lion: nous hnirmi^ pinto h 1a pi"eini('M'o vue.

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