Publié à Francfort, eu 1088, chez Fraus Rottemberg
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|)oiir satisfaire sa jalousie et sa haine, tout n'est pasi mensont^e dans ses récits. Il faut tâcher nous-mêmes d'en faire jaillir les clartés (|ui peuveni nous éliv utiles et de dégager le fond de vérité ou de vraisiMiiblance (|ui a connue toujom's servi de prétexte aux contes scandaleux et aux perlides calomnies. Or, voici ce que ce livre nous api)rend : M"*^" Duparc, dont la beauté brillante et un peu apprêtée lit de si illustres conquêtes,^ à peine entrée dans la troupe, tourna la tête du jeune directeur. Il en devint amoureux, mais il fut repoussé par elle. 11 souffrit de ces rebuis, il eu conçu! plus de dépit et de ressentiment qu'il n'en avoit éprouvé jusque-là dans les liaisons changeantes que ne pouvoit manquer de nouer la liberté de la vie comique. Il prit pour confidente de ses chagrins M"* Debrie, bonne et simple autant que M"^ Duparc étoit orgueilleuse et façonnière. M"'' Debrie commença alors à le consoler, et elle continua- pendant le reste de sa vie à être son recours dans les aniiclions de ce genre-, elle lui conserva une amitié tendre, complaisante et paisible, ((ui reposoit Molière des tourments d'une âme naturellement passionnée. Le roman ajoute (|ue, mue à son tour par le dépit, ou tlatlée par la renommée croissante que Molière acquéroit, M"^ Duparc se repentit de ses dédains; elle chercha à regagner par ses coquetteries le cœur qu'elle avoit rebuté; mais Molière ne répondit à ses tardives avances que comme Glitandre répond à Armande dans les Femmes savantes.- Tel est le récit que nous trouvons dans les premières pages de l'histoire de la Fameuse Comédienne. Que les détails soient plus ou moins véridiques, il est du moins permis d'inférer de ce récit que cette époque fut en effet pour Molière un moment d'émotions et de contrariétés amoureuses. Cet état de son âme se refléta dans la pièce nouvelle qu'il écrivoit, et lui fournit les 1i"aits d'une peinture charmante, dont les Italiens
1. Molière, les deux Cnriii'illc, lîaciiUM't l.a Kontuiiio fMi furent amoureux. On la surnommoit la Marquisr.