ACTE V, SCÈNE XFV
Il ne |)(Hil |)liis songer à se voir possesseur, Lue obligation qu'il prétend reconnoître A fait qu'il vous obtient pour épouse à mon maître. Dont le père, témoin de tout l'événement, Donne à cet hyménée un plein consentement. Et, pour mettre une joie entière en sa famille, Pour le nouvel Horace a proposé sa fille. Voyez que d'incidents à la fois enfantés ! '
CELTE
Je demeure immobile à tant de nouveautés.
MASCARILLE
Tous viennent sur mes pas, hors les deux championnes.
Qui du combat encor remettent leurs personnes.
Léandre est de la troupe, et votre père aussi.
Moi, je vais avertir mon maître de ceci,
Et que, lorsqu'à ses vœux on croit le plus d'obstacle,
Le ciel en sa faveur produit comme un miracle.
(Mascarille sort.) IIIPPOLYTE.
Un tel ravissement rend mes esprits confus,
Que pour mon propre sort je n'en aurois pas plus.
Mais les voici venir.
l. Mascarille a raison, voilà beaucoup d'incidents enfantés à la fois. Trufaldin reconnoît pour ses enfants Andrès et Célie, qui le reconnoissent pour leur père, et par conséquent se reconnoissent entre eux pour frère et sœur. Toutes ces reconnoissances en action auroient occupé beaucoup de place et amusé médiocrement le spectateur. Le récit, qui les comprend toutes, est d'une extrême longueur; mais il est rapide, varié, plein de feu, de vivacité et de mouvement; il est propre à faire valoir le talent d'un acteur habile à diversifier son débjt et sou geste. (Auger.)
Dans ce récit on retranchoit à la scène, suivant l'édition de 1682, d'abord quatre vers commençant par : Qui, pour armes, etc. ; ensuite, seize vers do suite, commençant par : Me fait vous reconnoître, etc. ; et seize autres encore commençant par : Oui, mon père, je suis, etc.
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